Bangui (Centrafrique ) : Neuf candidats pour la présidentielle boycottée par l’opposition.
par Réveil-Africain.Org Avec AFP.
Huit candidats à l’élection présidentielle de décembre en Centrafrique, boycottée par l’opposition, se sont déclarés face au président sortant Faustin Archange Touadéra, selon un décompte transmis par la commission électorale à l’AFP avant la clôture des dépôts samedi soir.
Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution de mars 2016 (BRDC), la principale plateforme de l’opposition regroupant plusieurs partis avait annoncé mercredi renoncer à participer au scrutin accusant le pouvoir de verrouiller le processus électoral.
Le groupement politique avait déjà protesté lors du référendum d’août 2023 contre la révision constitutionnelle permettant au président Touadéra de briguer un troisième mandat.
Le nouveau texte « confère à l’exécutif un pouvoir encore plus important sur les organes chargés d’organiser et de valider les élections » et « risque d’abimer la crédibilité de ces élections », selon Charles Bouessel, consultant pour le think-tank International Crisis Group (ICG).
Le BRDC avait conditionné sa participation aux élections à un dialogue avec le pouvoir. Après une réunion inaugurale avec le président Touadéra début septembre, aucune suite n’a été donnée au processus.
Parmi les candidats se trouvent trois anciens membres de gouvernement sous les mandats de Touadéra: l’ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, président de l’Union républicaine (UNIR) et Serge Ghislain Djorie, président du Collectif d’Alternance pour une nouvelle Centrafrique(CAPNCA) candidat malheureux à la présidentielle de 2020 et Aristide Briand Reboas à la tête du Parti centrafricain pour le développement (PCD), qui se présente pour la deuxième fois.
Arrivé deuxième lors de l’élection de 2020, l’opposant historique Anicet Georges Dologuele, président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a déposé sa candidature samedi, en dépit de la décision de boycott du BRDC, plateforme à laquelle il appartient.
M. Dologuele avait renoncé à sa nationalité française en août pour répondre aux exigences de la Constitution de 2023 qui exclut les binationaux de l’accès à la magistrature suprême.
Les quatre autres candidats, Marcelin Yalenendé, Jean-Michel Mandaba, Saint-Cyr Tanza, et Eddy Symphorien Kparekouti sont peu connus du grand public.
La liste provisoire des candidats sera publiée par l’Autorité nationale des élections (ANE) au plus tard le 30 octobre. Le Conseil constitutionnel a ensuite 15 jours pour la valider.
Les élections de décembre regroupent les scrutins présidentiel, législatif, municipal et régional.
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