Labé (Guinée ) /Quand la parole devient destin : le Doyen Sampiring Diallo et le Ministre Cellou Baldé galvanisent la GMD (Par Chérif Sampiring Diallo Journaliste, Éditorialiste Écrivain et Essayiste).
La Génération pour la Modernité et le Développement n’a jamais aussi bien porté son nom qu’en ce mardi lumineux où Labé, rassemblée dans un amphithéâtre comble, s’est découverte au cœur d’une ferveur politique comme on en rencontre une seule fois par cycle historique. La GMD, mouvement d’accompagnement du président Mamady Doumbouya, y tenait sa grande convention d’installation des bureaux régionaux et préfectoraux du directoire de campagne. Mais très vite, l’événement a dépassé son propre programme : c’est devenu un acte fondateur, un moment où deux voix ont façonné l’atmosphère, l’une au téléphone, l’autre debout devant l’assemblée, toutes deux unies par le même souffle.

C’est d’abord la voix du Ministre de la Jeunesse, Mamadou Cellou Baldé, coordinateur régional de la campagne présidentielle, qui s’est invitée dans la salle. Une intervention brève mais maîtrisée, prononcée avec ce mélange de gravité et d’optimisme qui traduit les heures cruciales d’une compétition nationale. Il a appelé les fils de Labé à l’unité, les cadres à la cohésion, les jeunes à la responsabilité. Il a salué le travail d’inclusion mené jusque dans les sous-préfectures et a adressé un hommage appuyé aux sages, notamment à Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, dont il a rappelé la stature morale. Ce discours-là n’était pas un simple message de mobilisation : c’était une consigne claire, un engagement personnel, presque un serment de fidélité au chantier national porté par le Président Doumbouya.

Mais c’est l’instant qui suivit qui bascula dans l’histoire.
Lorsque le Doyen Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo prit la parole, la salle entière sembla retenir son souffle. Les témoins racontent des yeux mouillés, une voix parfois tremblante de conviction, un silence religieux rythmé par des tonnerres d’applaudissements. Son intervention fut moins un discours qu’une onde. Profonde. Vibrante. Inattendue.
Le Doyen a commencé par décortiquer ce sigle devenu omniprésent dans la vie politique nationale. GMD. Il en fit une lecture personnelle. Une équation symbolique. Une révélation presque poétique : Génération, c’est Général. Modernité, c’est Mamady. Développement, c’est Doumbouya. La salle a explosé. Non pas de surprise, mais de reconnaissance. Comme si ces mots donnaient forme à ce que beaucoup ressentaient confusément.
Elhadj Sampiring n’a pas seulement parlé du Président Doumbouya. Il l’a incarné par le récit. Il l’a ancré dans une continuité historique. Il a rappelé les acquis depuis le 5 septembre 2021, évoquant le projet Simandou, qualifié de projet phare de la République, et les mutations visibles qui, selon lui, témoignent de l’action d’un homme déterminé à sortir la Guinée de « la pauvreté politique et du marasme économique ». Il a cité le résultat du référendum, le rôle moteur de Labé, la lucidité précoce de ceux qui avaient compris que « Mamady Doumbouya était une chance pour la Guinée ». A ce moment, certains disent que le Doyen avait les yeux embués. Un instant suspendu, rare, où l’émotion n’était pas un effet de scène, mais la preuve d’une conviction gravée dans l’expérience et l’âge.
Le passage le plus retentissant fut celui où il martela, dans une répétition qui ressemblait à une acclamation populaire : « C’est lui et c’est lui ! C’est lui et c’est lui ! » Pas un slogan. Une certitude. Une adhésion totale à la vision d’émancipation et d’émergence portée par le Général-Président. Pour le Doyen, Mamady Doumbouya n’est pas seulement un dirigeant. Il est un homme d’action, un acteur du réel, un vecteur d’avenir.
Puis vint l’hommage à la jeunesse. Appuyé, chaleureux, lourd de sens. Car pour Elhadj Sampiring, le fait que le Président ait choisi le Ministre Cellou Baldé comme coordinateur régional n’est pas un simple choix administratif. C’est un message politique clair, un signe de confiance adressé aux jeunes du Fouta, hommes et femmes, investis dans le développement harmonieux du pays. Ce passage, qui liait l’expérience des sages et la vigueur de la jeunesse, a créé un pont entre générations : un moment rare où le futur et la mémoire se sont donné la main.
Et lorsque le Doyen a appelé Labé à renforcer son engagement, à sécuriser ses cartes d’électeur, à viser la première place nationale le jour du scrutin, la salle n’était plus une salle : c’était un cœur collectif. Une pulsation commune. Un pacte tacite.
Il a conclu en élargissant son propos. Appel à la confiance. Appel à la cohésion. Appel à accueillir ceux qui hésitent encore. Parce que, dit-il, « la Guinée a besoin de tout le monde ». Ce n’était pas une pique. Ce n’était pas une menace. C’était une main tendue. Une maturité politique qui rappelle la fonction profonde des sages : assembler, plutôt que diviser.
Dans les rangs, on parle déjà d’un discours qui a donné la chair de poule à l’assemblée. D’un moment qui marquera les annales politiques de Labé. D’un Doyen qui, par sa voix et ses larmes retenues, a transformé une convention en acte fondateur.
Émotion, stratégie, symbole : ce 18 novembre, à l’amphithéâtre de Labé, la GMD a trouvé plus qu’un directoire régional. Elle a trouvé sa narration. Sa colonne vertébrale. Son souffle.
Et elle l’a trouvée dans les voix complémentaires du Ministre Mamadou Cellou Baldé et d’Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo. L’avenir dira ce que cette alliance générationnelle produira dans les urnes. Mais une chose est certaine : Labé, aujourd’hui, a parlé. Et sa voix résonne encore.
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