CHU Ignace-Deen (Guinée-Conakry ) : la dépouille de Claude Pivi rendue à sa famille.
Conakry, Guinée – La matinée de ce mardi a marqué une étape significative dans le dénouement de l’affaire post-mortem du colonel Claude Pivi, ancien membre influent de la junte militaire.
La dépouille de l’ex-officier supérieur a été officiellement restituée à sa famille à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Ignace-Deen de Conakry.
Cette restitution fait suite à l’achèvement d’une procédure d’autopsie rigoureuse, ordonnée par le parquet, dont les conclusions ont été rendues publiques. Selon les résultats de l’examen post-mortem, le décès du colonel Pivi est attribué à des causes naturelles, levant ainsi toute ambiguïté ou suspicion quant aux circonstances de sa mort survenue en détention.
Claude Pivi, personnalité controversée de la scène politico-militaire guinéenne, est décédé le 6 janvier 2026 alors qu’il était hospitalisé au camp militaire Almamy Samory Touré. Son incarcération s’inscrivait dans le cadre du procès historique du massacre du 28 septembre 2009.
Maître Abdourahmane Dabo, l’avocat de l’ancien détenu, était présent lors de la restitution. Il a profité de l’occasion pour rendre un vibrant hommage à la mémoire de son client, saluant « un homme qui, malgré les controverses judiciaires, a servi le drapeau guinéen avec dévouement. » Cette déclaration souligne la complexité du personnage, partagé entre un service militaire reconnu et les graves accusations portées contre lui.
Suite à cette étape médicale et administrative, la dépouille de Claude Pivi est désormais prise en charge par un dispositif des forces de défense et de sécurité. Un transfert est prévu vers l’hôpital sino-guinéen. Ce lieu a été choisi pour accueillir une cérémonie d’hommages militaires, un honneur protocolaire accordé au colonel avant l’organisation des obsèques.
Cette double démarche, médicale et protocolaire, confirme la volonté des autorités de respecter le processus judiciaire tout en maintenant les égards dus à un officier supérieur, même après sa condamnation.
L’objectif initial du parquet, en ordonnant l’autopsie, était de garantir la transparence totale sur les conditions du décès en milieu carcéral, un point essentiel pour la crédibilité du système judiciaire guinéen. L’organisation des obsèques doit désormais s’aligner sur le calendrier défini par la famille et l’État-major.
La Réveil-Africain.Org/Gn
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