L’Iran a coupé l’internet en raison d' »opérations terroristes » (chef de la diplomatie sur Al Jazeera).
La coupure d’Internet par l’Iran depuis le 8 janvier, initialement justifiée par des manifestations liées à des revendications économiques, a été défendue par le chef de la diplomatie iranienne comme une mesure nécessaire face à des « opérations terroristes ».
S’exprimant mardi sur la chaîne Al Jazeera, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a insisté sur le fait que le gouvernement avait d’abord cherché le dialogue avec les manifestants.
Il a précisé : « L’internet n’a été coupé que lorsque nous avons été confrontés à des opérations terroristes et constaté que les ordres venaient de l’étranger ». Cette affirmation suggère une escalade des événements, transformant des protestations domestiques en une situation de menace sécuritaire nécessitant l’interruption des communications en ligne pour des raisons de sécurité nationale. Les autorités iraniennes ont donc présenté cette coupure comme une réponse ciblée à une ingérence extérieure et à des actions violentes, plutôt qu’à une simple gestion de la contestation interne.
Cependant, cette version est vivement contestée par les organisations de défense des droits humains. Ces dernières ont accusé la République islamique d’avoir eu recours à la coupure d’Internet comme un moyen de dissimuler l’ampleur d’une répression brutale exercée contre les manifestants. Selon ces groupes, le silence numérique visait à empêcher la diffusion d’informations et de preuves concernant les violences perpétrées par les forces de sécurité. Les défenseurs des droits humains estiment que cette répression aurait causé un nombre extrêmement élevé de victimes, citant des bilans allant de « centaines, voire des milliers de morts ».
Cette divergence d’interprétation souligne le fossé entre le discours officiel iranien, centré sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme, et les allégations des militants des droits humains, qui dénoncent une tentative de masquer une crise humanitaire et la violation massive des droits fondamentaux.
La Rédaction Avec AFP.
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