Conakry (Guinée) Intensification des Rumeurs de Démission du Gouvernement Bah Oury après l’Investiture de Mamadi Doumbouya.

Quatre jours seulement après l’investiture officielle du président Mamadi Doumbouya, la scène politique guinéenne est agitée par des rumeurs persistantes et grandissantes concernant la démission imminente du gouvernement dirigé par le Premier ministre Bah Oury.

Cette situation, bien que non explicitement prévue comme une obligation dans la Constitution du pays, s’inscrit dans le cadre d’une tradition administrative fortement établie et respectée dans l’appareil d’État guinéen, une véritable « coutume administrative » selon les observateurs.

Des sources internes et bien informées, proches du cœur du gouvernement, ont confirmé que le Premier ministre Bah Oury a d’ores et déjà instruit l’ensemble des ministres de son équipe de procéder à la préparation méticuleuse de tous les documents administratifs indispensables à une passation des pouvoirs organisée et transparente.

Cette démarche proactive est motivée par une volonté claire de garantir une transition en douceur et, surtout, d’assurer la continuité sans faille de l’ensemble des services publics essentiels à la nation. Il s’agit d’un effort pour éviter toute rupture ou vacance administrative.

Un informateur ayant requis l’anonymat a apporté des précisions sur la nature exacte des documents requis par le Premier ministre. « Les documents officiels, c’est l’état de la gestion, la situation de la gestion du département pendant que vous étiez là. Ça veut dire que quand vous passez le service, vous faites l’état des lieux », a-t-il expliqué.

Ces dossiers constituent donc un bilan détaillé et exhaustif de la gestion, des réalisations, des défis en cours, et des ressources du département ministériel sous la responsabilité du ministre sortant. Ils sont cruciaux pour permettre à la future équipe de prendre les rênes avec une connaissance approfondie des dossiers.

Il est fondamental de souligner que, malgré son caractère récurrent, la démission de l’ensemble du gouvernement après l’investiture d’un nouveau président ne constitue pas une obligation formellement inscrite dans les textes de loi fondamentaux de la Guinée. C’est une convention, une pratique récurrente qui est devenue une norme dans l’administration publique guinéenne.

« Il faut que les gens comprennent que c’est une pratique normale, mais c’est une coutume administrative », a ajouté un de nos interlocuteurs, insistant sur le fait que cette procédure relève davantage de l’usage institutionnel et de la courtoisie politique que d’une contrainte juridique. Elle symbolise traditionnellement le fait que la nouvelle équipe présidentielle a la latitude de choisir son propre cabinet pour mettre en œuvre son programme.

Bien que la démission collective de l’équipe de Bah Oury soit désormais perçue par une grande partie de la classe politique et des observateurs comme une étapeimminente, aucune date limite précise n’a été communiquée ou fixée.

La décision finale et l’officialisation de la dissolution du gouvernement restent une prérogative exclusive du président de la République, Mamadi Doumbouya. C’est lui qui, en tant que clé de voûte de l’exécutif, annoncera le moment précis de cette transition, marquant ainsi le début des consultations pour la formation d’un nouveau cabinet.

La démission de l’équipe de Bah Oury est considérée comme imminente, mais aucun délai n’a été fixé. La décision finale appartient au président de la République.

Louis Fatewa MANO Pour Réveil-Africain.Org

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