Conakry (Guinée) / Transfert Arbitraire de Toumba Diakité : La Défense Réclame son Retour Immédiat à la Maison Centrale.
Le collectif d’avocats du Commandant Aboubacar Diakité a exprimé une vive indignation suite au transfèrement qu’il qualifie d’arbitraire de son client. Ce mardi 10 février 2026, l’ancien aide de camp du défunt Président Dadis Camara a été transféré de son lieu de détention habituel, la Maison centrale de Conakry, vers la prison civile de Coyah.
Une Décision Dénoncée comme Illégale et sans Fondement (Déclaration).



Alertée dès la veille par des informations circulant sur les réseaux sociaux, la défense a rapidement fustigé cette mesure, la décrivant comme une décision unilatérale prise par l’administration pénitentiaire. Selon les conseils du Commandant Diakité, ce transfèrement a été effectué sans aucune base légale ou décision judiciaire préalable, constituant ainsi une violation flagrante des droits de la défense et des procédures établies. Ils citent spécifiquement la violation des articles 1113, 1019 et 1020 du Code de procédure pénale guinéen, qui encadrent strictement les conditions et les motifs de déplacement d’un détenu.
Atteinte à l’Autorité Judiciaire et aux Droits Fondamentaux
Pour les avocats, cet acte va au-delà d’une simple mesure administrative. Ils estiment qu’il fragilise l’autorité de la justice et porte gravement atteinte aux droits fondamentaux de l’accusé. Le Commandant Diakité, condamné en juillet 2024, a déjà purgé près de neuf années de sa peine de dix ans d’emprisonnement. La modification soudaine de ses conditions de détention, sans justification légale, est perçue comme une remise en cause des garanties procédurales acquises.
Exigence de Cesser la Mesure et de Retourner à Conakry
Face à cette situation, les avocats ont formulé une exigence immédiate auprès des autorités compétentes : la cessation sans délai de cette mesure qu’ils qualifient d’« attentatoire aux garanties légales ». Ils demandent le retour immédiat de « Toumba » à son lieu de détention initial à Conakry.
Opacité et Manque de Transparence dans la Procédure
Le collectif de la défense a également soulevé une opacité troublante entourant ce transfèrement. Ils rapportent que, bien que le Procureur Général ait confirmé la destination finale du détenu, il aurait refusé de révéler l’identité du signataire de l’ordre d’extraction. Ce manque de transparence est considéré par les avocats comme un élément aggravant la nature arbitraire de la décision.
Impact sur la Situation Juridique du Détenu
En conclusion de leur dénonciation, les avocats ont tenu à souligner qu’un tel transfèrement ne peut être réduit à un simple acte matériel ou logistique. Ils affirment qu’il modifie substantiellement la situation juridique et les conditions de défense de leur client. Le déplacement vers une autre juridiction ou un autre établissement pénitentiaire peut avoir des implications directes sur les possibilités de consultation avec ses conseils et l’accès aux démarches judiciaires en cours. Le collectif se réserve le droit d’utiliser toutes les voies de recours légales pour garantir le respect des droits de leur client.
Réveil-Africain.Org.
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