Dynamiques du développement en Afrique : Le rôle crucial de la fibre optique dans la transformation économique.
Le rapport « Dynamiques du développement en Afrique 2025 : Infrastructure, croissance et transformation », publié conjointement fin novembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Commission de l’Union africaine (CUA), met en lumière le besoin impérieux et stratégique d’investissement dans les infrastructures numériques, notamment la fibre optique, pour accélérer la croissance et la transformation du continent africain.
Un besoin d’investissement chiffré et priorisé
L’étude révèle qu’une enveloppe annuelle de 36 milliards de dollars est nécessaire pour garantir le déploiement continu et l’entretien des réseaux de fibre optique en Afrique. Ce montant, bien que colossal, doit être replacé dans le contexte de l’effort global d’investissement en infrastructures sur le continent, estimé à 155 milliards de dollars par an.
L’investissement dans la fibre optique représente ainsi environ 23 % du besoin annuel total. Cette proportion, loin d’être négligeable, souligne la reconnaissance de la connectivité numérique comme un pilier fondamental de l’infrastructure moderne, au même titre que les réseaux de transport traditionnels.
Il est particulièrement intéressant de noter la comparaison de ce besoin avec d’autres secteurs cruciaux des infrastructures :
Routes : 50 milliards de dollars annuels.
Voies ferrées : 38 milliards de dollars annuels.
Si l’investissement requis pour la fibre optique est légèrement inférieur à celui des routes et des voies ferrées, cela ne diminue en rien son importance stratégique. Au contraire, le rapport explique cette différence par les progrès spectaculaires déjà réalisés, qui constituent une base solide pour les ambitions futures.
Les succès passés, moteur de l’accélération numérique
Les auteurs du rapport de l’OCDE et de la CUA insistent sur le fait que la relative « modération » du besoin d’investissement dans la fibre optique est le fruit des efforts considérables déployés au cours de la dernière décennie par les acteurs publics et privés. Ces investissements ont permis un développement exponentiel du réseau, transformant radicalement le paysage numérique africain :
Le réseau opérationnel de câbles à fibres optiques est passé d’environ 466 000 km en 2010 à un impressionnant 1,3 million de km en 2024. Cette multiplication par près de trois du maillage est un indicateur clé de la volonté du continent de rattraper son retard numérique.
Cette expansion physique du réseau a eu des répercussions sociales et économiques directes. Le rapport met en évidence que la proportion de la population africaine ayant accès à Internet a été multipliée par quatre durant cette même période. Cette massification de l’accès ouvre des perspectives inédites dans des domaines variés tels que l’éducation en ligne, la télémédecine, le commerce électronique et l’inclusion financière.
Conclusion : Maintenir l’élan pour la transformation
Le rapport souligne que le maintien et l’accélération des investissements ciblés dans la fibre optique sont absolument essentiels. Il ne s’agit pas seulement de soutenir une infrastructure, mais de consolider le socle d’une transformation économique durable et inclusive. Les progrès remarquables déjà accomplis dans la connectivité prouvent que les objectifs ambitieux sont atteignables, et que la fibre optique est le « nerf de la guerre » pour exploiter pleinement le potentiel de développement du continent africain.
Réveil-Africain.Org.
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