Nairobi (Kenya) : La frontière terrestre entre le Kenya et la Somalie va rouvrir en avril après 15 ans de fermeture, dit le président kényan.

La réouverture prochaine de la frontière terrestre entre le Kenya et la Somalie, prévue pour avril, marque un tournant significatif dans les relations entre les deux nations, après une fermeture qui aura duré quinze (15) ans. 

Cette décision, annoncée solennellement jeudi par le président kényan William Ruto, est perçue comme un geste fort visant à apaiser les tensions et à rétablir les liens communautaires et économiques transfrontaliers.

La fermeture de cette frontière avait été imposée en réponse aux attaques islamistes répétées menées sur le sol kényan par les combattants shebab, un groupe terroriste basé en Somalie. Durant toutes ces années, la mesure a été justifiée par des impératifs de sécurité nationale, le Kenya cherchant à endiguer l’infiltration des militants et des armes sur son territoire.

Cependant, comme l’a souligné le président Ruto, cette fermeture a eu des conséquences sociales et humaines considérables. Il a qualifié d’inacceptable la situation des Kényans de Mandera qui se sont retrouvés isolés de leurs « proches et voisins en Somalie ». Mandera, une ville kényane située à l’extrême nord-est du pays, est limitrophe de la Somalie et son économie, comme le tissu social de ses habitants, a été profondément affectée par la coupure des échanges et des contacts quotidiens.

L’annonce de la réouverture, faite par M. Ruto sur la plateforme X, précise l’échéance d’avril et témoigne d’une volonté politique de surmonter le lourd héritage sécuritaire qui a dicté la politique frontalière pendant plus d’une décennie et demie. Cette initiative suggère une confiance accrue du gouvernement kényan dans sa capacité à gérer les risques sécuritaires à la frontière, peut-être grâce à des dispositifs de surveillance renforcés ou à une amélioration de la coopération sécuritaire avec la Somalie.

La réouverture en avril sera scrutée de près, non seulement par les communautés locales qui espèrent la reprise des activités commerciales et le rétablissement des liens familiaux, mais aussi par les observateurs régionaux et internationaux qui y verront un indicateur de la stabilisation progressive de la Corne de l’Afrique, malgré la menace persistante des shebab.

Réveil-Africain.Org Avec AFP.

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