Addis-Abeba (Éthiopie) : le refus des autorités de renouveler les accréditations de trois correspondants de Reuters suscite des inquiétudes.
Les autorités éthiopiennes ont pris la décision controversée de ne pas renouveler les accréditations de trois correspondants de l’agence de presse internationale Reuters, une mesure qui soulève de sérieuses préoccupations quant à la liberté de la presse et l’accès à l’information dans le pays.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions politiques et de conflit armé, notamment dans la région du Tigré, où les reportages indépendants sont déjà fortement entravés.
Reuters, l’une des plus grandes agences de presse mondiales, a confirmé que ses journalistes s’étaient vu refuser les documents nécessaires pour continuer à travailler légalement en Éthiopie. Bien que les raisons spécifiques invoquées par le gouvernement éthiopien n’aient pas été rendues publiques de manière détaillée, de telles actions sont souvent interprétées comme une tentative d’étouffer les reportages critiques ou non alignés sur le récit officiel de l’État.
Le refus de renouveler les accréditations des journalistes de Reuters est perçu par les organisations de défense de la liberté de la presse comme faisant partie d’une tendance plus large de répression médiatique en Éthiopie. Les journalistes locaux et étrangers ont signalé des difficultés croissantes à obtenir des informations, à se déplacer librement et à opérer sans ingérence gouvernementale, en particulier depuis le début du conflit au Tigré en novembre 2020.
Cette situation risque d’isoler davantage l’Éthiopie sur la scène internationale et de rendre plus difficile la vérification indépendante des événements qui s’y déroulent, en particulier dans les zones de conflit où des allégations de violations des droits humains ont été rapportées.
La communauté internationale, y compris les organisations de défense des droits de l’homme et les gouvernements étrangers, est susceptible d’appeler les autorités éthiopiennes à reconsidérer leur décision et à garantir un environnement de travail sûr et libre pour tous les journalistes.
Avec AFP.
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