Afrique /ONU : Future élection du Secrétaire Général de l’ONU, Le Débat Africain et les Manœuvres d’Influence.

L’imminente élection du prochain Secrétaire Général des Nations Unies est au cœur d’intenses discussions diplomatiques, notamment en Afrique, qui se positionne pour la succession. Le continent détient une candidate de poids et en excellente position pour briguer ce poste de haute responsabilité : la Nigériane Amina Mohamed.

Actuelle Vice-Secrétaire Générale de l’ONU depuis février 2017, elle représente une figure incontournable du système des Nations Unies, ayant capitalisé neuf années d’expérience et d’influence significative au sein de l’organisation. Sa candidature, portée par un bilan solide, incarne l’aspiration légitime de l’Afrique à diriger l’institution multilatérale.

L’Ombre de l’Ingérence et la Contre-Candidature

Cependant, cette candidature africaine de premier plan est confrontée à des tentatives de déstabilisation. Un certain lobby français semble vouloir écarter Amina Mohamed au profit d’un de ses affidés, en l’occurrence Macky Sall, l’ancien Président du Sénégal. Cette manœuvre est perçue par beaucoup comme une ingérence inopportune dans le processus de désignation et dans le choix des figures qui porteront la voix et le destin du continent africain sur la scène mondiale. Le fait que Macky Sall se voie offrir un « point de chute » diplomatique par la France, immédiatement après son départ mouvementé de la présidence sénégalaise – un pouvoir qu’il avait cherché à conserver par des moyens controversés – soulève des questions quant à la légitimité de sa candidature et à la pureté de ses motivations.

Critères de Leadership et Expérience Multilatérale

L’Afrique doit impérativement réaffirmer son autonomie face à cette ingérence. Le choix du dirigeant de l’ONU ne saurait se réduire à la simple stature d’un ancien Chef d’État. La gestion de la diplomatie multilatérale exige une expertise spécifique et une connaissance approfondie du système onusien.

L’exemple de Kofi Annan, qui a tant honoré l’Afrique, est éloquent. Son succès reposait sur une somme d’expériences capitalisées au sein même des Nations Unies avant d’accéder au poste suprême. Cette expérience interne est un gage de compétence et de crédibilité.

En contrepoint, des doutes sérieux sont émis concernant la candidature de Macky Sall. Les conditions d’honorabilité nécessaires pour diriger une institution d’une telle ampleur sont remises en question, notamment en raison des circonstances de son départ du pouvoir, marqué par des polémiques politiques et financières. Ces éléments pourraient nuire à l’image et à l’intégrité de l’ONU.

Hommage à l’Excellence Sénégalaise

Il est nécessaire de distinguer cette situation des nombreuses réussites sénégalaises qui ont brillé sur la scène internationale. L’Afrique est fière de la qualité des personnalités sénégalaises qui ont dirigé avec brio des institutions internationales, démontrant l’excellence et le talent du pays :

1-Ahmadou Makhtar M’bow à l’UNESCO.

2-Jacques Diouf à la FAO.

3-Lamine Diack (ancien Président Dia) à la Fédération internationale d’Athlétisme.

Et bien d’autres qui, aujourd’hui encore, font honneur au Sénégal et à l’ensemble du continent africain.

Ces figures représentent de véritables modèles d’intégrité et de compétence. Le débat actuel n’est pas une mise en cause du talent sénégalais, mais une interrogation légitime sur la pertinence et les conditions d’une candidature particulière au poste de Secrétaire Général de l’ONU, en l’occurrence celle de Macky Sall, face à une candidate africaine (Amina Mohamed) ayant déjà fait ses preuves au plus haut niveau de l’organisation.

L’Afrique se doit de choisir ses champions sur la base de l’expérience, de l’indépendance et de l’honorabilité, loin de toute influence extérieure.

Réveil-Africain.Org.

Partagez

Laisser un commentaire

Rattrapez les dernières actus