New Delhi (Inde ) : Les Etats-Unis rejettent « totalement » une gouvernance mondiale de l’IA (chef de la délégation).
Les États-Unis ont exprimé un rejet catégorique de toute notion de gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle (IA), a-t-on appris ce vendredi, juste avant la conclusion du sommet international sur l’IA qui s’est tenu à New Delhi, en Inde. Cette position tranchée a été formulée par le chef de la délégation américaine, Michael Kratsios.
Michael Kratsios, conseiller de la Maison Blanche pour les sciences et technologies, a clairement exposé la doctrine américaine. « Nous rejetons totalement la gouvernance mondiale de l’IA », a-t-il déclaré. Il a justifié cette position en avançant que « son développement ne peut pas conduire à un avenir meilleur si elle est soumise à la bureaucratie et à un contrôle centralisé. »
Cette déclaration intervient à un moment crucial, précédant la publication d’une déclaration finale très attendue des dirigeants mondiaux, qui devait potentiellement esquisser les premières pistes de régulation pour cet outil technologique en pleine expansion.
L’intelligence artificielle représente aujourd’hui une transformation majeure, non seulement dans le domaine technologique, mais également pour la société et l’environnement. Si elle promet des avancées considérables dans de nombreux secteurs, elle soulève également de vives inquiétudes.
Les préoccupations portent notamment sur :
1-L’impact socio-économique : Risques liés à l’emploi, à la polarisation du marché du travail et aux inégalités croissantes.
2-Les questions éthiques et de sécurité : Problèmes de biais algorithmiques, de surveillance, de mésinformation et de l’usage militaire potentiel de l’IA.
3-La souveraineté et la concurrence internationale : La course à la suprématie technologique entre les grandes puissances, notamment les États-Unis, la Chine et l’Union Européenne.
La position américaine, telle qu’exprimée par Michael Kratsios, semble privilégier un modèle axé sur l’innovation, la flexibilité et la concurrence décentralisée, perçue comme un moteur essentiel du progrès. L’administration américaine craint qu’une structure de gouvernance mondiale rigide n’étouffe le potentiel de l’IA par des réglementations trop lourdes et des processus bureaucratiques lents. Elle plaide implicitement pour un cadre réglementaire plus léger, souvent national ou sectoriel, laissant une grande marge de manœuvre au secteur privé et à la recherche.
Cette approche contraste avec celle, par exemple, de l’Union Européenne, qui a avancé avec des textes plus ambitieux comme l’AI Act, visant à établir des garde-fous stricts basés sur l’évaluation des risques.
Avec AFP.
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