Quito (Équateur ) / L’Équateur intensifie sa guerre contre le crime organisé : Daniel Noboa annonce des « opérations conjointes » avec ses alliés régionaux, dont les États-Unis.

Le président équatorien Daniel Noboa a marqué une escalade significative dans la lutte de son pays contre la criminalité transnationale organisée. Lundi, il a officiellement annoncé un durcissement de la stratégie nationale, prévoyant des « opérations conjointes » menées en collaboration étroite avec les « alliés de la région », en nommant spécifiquement les États-Unis parmi ses partenaires clés.

Affiché comme un allié majeur de Donald Trump en Amérique latine, M. Noboa a utilisé la plateforme X (anciennement Twitter) pour déclarer l’ouverture d’une « nouvelle phase » dans ce conflit asymétrique. Cette phase est directement dirigée contre les puissants groupes criminels qui ont transformé l’Équateur, autrefois une nation relativement paisible, en une plaque tournante critique pour le trafic international de cocaïne et d’autres activités illicites, notamment l’extraction minière illégale. Ces organisations ont semé le chaos et la violence, défiant ouvertement l’autorité de l’État.

En parallèle de cette annonce de coopération internationale renforcée, le gouvernement a pris des mesures restrictives drastiques sur le territoire national. Un couvre-feu a été décrété, applicable du 15 au 30 mars, dans quatre des 24 provinces du pays. Ces mesures sécuritaires exceptionnelles soulignent la gravité de la situation. Le ministre de l’Intérieur, John Reimberg, a justifié sans équivoque cette décision en déclarant : « nous sommes en guerre ». Cette rhétorique de guerre civile non déclarée contre les cartels illustre l’urgence et la détermination des autorités à restaurer l’ordre public face à des groupes armés considérés désormais comme des entités terroristes.

L’implication des États-Unis et d’autres alliés régionaux est perçue comme cruciale pour le partage de renseignements, l’assistance logistique et potentiellement la formation des forces de sécurité équatoriennes, dans le but d’éradiquer les racines du narcotrafic et des réseaux de criminalité qui prospèrent dans le pays.

Avec AFP.

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