Cotonou (Bénin ) : Escalade du terrorisme, 15 soldats tués lors d’une attaque jihadiste près du Niger.

Le Bénin a été frappé par une attaque terroriste meurtrière mercredi, soulignant l’escalade de l’insécurité dans le nord des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, traditionnellement épargnés par les violences jihadistes. Des combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une coalition jihadiste affiliée à Al-Qaïda, ont pris pour cible un poste militaire, entraînant la mort de 15 soldats béninois.

L’attaque s’est déroulée dans la partie septentrionale du pays, près du village de Kofouno, situé à une quinzaine de kilomètres seulement de la frontière avec le Niger. Le colonel James Johnson, porte-parole de l’armée béninoise, a confirmé le bilan tragique à l’Agence France-Presse (AFP), précisant que l’assaut du camp militaire s’était « soldé par la perte de 15 de nos personnels et cinq blessés dont la vie n’est pas en danger ».

Cette incursion armée confirme la progression des groupes jihadistes au-delà de leur zone d’opération historique. Le JNIM, ainsi que des factions liées à l’État islamique, sont principalement ancrés au cœur du Sahel central englobant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, où ils mènent des insurrections depuis une décennie. Cependant, depuis plusieurs années, ces organisations ont méthodiquement étendu leurs activités vers le nord des pays du Golfe de Guinée, notamment le Bénin et le Togo, menaçant leur stabilité et leurs efforts de développement.

L’incident de Kofouno est particulièrement préoccupant car il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières enregistrées au Bénin, mettant en évidence la vulnérabilité accrue des positions militaires et des populations civiles proches des frontières sahéliennes. L’armée béninoise est engagée dans une lutte difficile pour sécuriser sa zone frontalière, face à des adversaires mobiles et bien armés qui exploitent la porosité des frontières et les vastes zones peu peuplées.

Cette tragédie appelle à un renforcement urgent de la coopération sécuritaire régionale et internationale pour endiguer l’expansion du terrorisme qui déstabilise l’ensemble de la région.

Avec AFP.

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