Niamey (Niger ) : plus de 400% de surpopulation carcérale à Niamey (responsables).

Par Réveil-Africain.Org Avec AFP.

La prison de Niamey, capitale du Niger, connaît une surpopulation carcérale de 416%, en partie due à la lenteur du traitement des dossiers des prévenus, ont indiqué les autorités de l’établissement lundi.

La prison civile de Niamey, située au cœur de la ville, a une capacité initiale d’un peu plus de 400 places et date de 1947, époque où le Niger était une colonie française.

A la date du 8 mars 2026, cette prison compte « 1.895 détenus » dont « 399 condamnés et 1.496 prévenus, soit un taux d’occupation de 416% », à précisé son régisseur, le commandant Abdourahamane Foutah.

Ce constat a été fait lors d’une visite lundi du ministre nigérien de la Justice Alio Daouda pour « s’enquérir des conditions de détention » et identifier les « difficultés », afin d’envisager « des solutions », a indiqué le ministère sur son site.

Des délégués des prisonniers se sont entretenus avec le  ministre et ont indiqué que « leurs conditions de vie sont globalement satisfaisantes », tout en déplorant « la lenteur dans le traitement de dossiers judiciaires », a souligné le ministère dans sa communication.

Le ministre Alio Daouda a promis « d’améliorer la célérité dans le traitement des dossiers » judiciaires.

Une nouvelle prison de 1.500 places, d’un coût de 12,5 milliards FCFA (1,9 million d’euros) est en chantier depuis 2017 pour remplacer celle de Niamey.

Le Niger compte une prison de haute sécurité à Koutoukalé, à une quarantaine de kilomètres de la capitale, où sont incarcérés jihadistes et criminels de premier plan.

Elle a été attaquée deux fois, en 2016 et 2019, par des jihadistes venus avec l’intention de libérer leurs camarades détenus et en 2024, plusieurs détenus se sont évadés de cette même prison.

Le pays compte une quarantaine d’établissements pénitentiaires qui accueillaient près de 16.000 détenus en 2024.

Depuis son arrivée au pouvoir par un putsch en 2023, le chef de la junte Abdourahamane Tiani, a accordé des remises de peine à plus de 10.000 détenus – dont près de la moitié ont recouvré la liberté -, en vue de désengorger les prisons, selon le ministre Daouda.

Le Niger n’est pas le seul pays africain à connaître une énorme surpopulation carcérale: d’après la base de données World Prison Brief, les prisons du Sénégal, du Bénin ou encore de la Côte d’Ivoire avoisinent ou dépassent le taux de 300%.

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