Guinée : un an après la disparition de deux opposants en Guinée, un collectif appelle à manifester.
AFP, 07 JUILLET 2025
Un collectif de la société civile, moteur de la contestation en Guinée ces dernières années, a
appelé à une manifestation mercredi pour exiger la libération de deux opposants à la junte
disparus depuis un an.
Oumar Sylla, plus connu sous le nom de Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah sont deux
responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un mouvement
citoyen qui réclame le retour des civils au pouvoir en Guinée.
Ils ont été arrêtés le 9 juillet 2024 par des gendarmes et des soldats d’unités d’élite, selon le
FNDC, qui a dénoncé un « kidnapping ». De leur côté, les autorités ont toujours nié détenir les
deux hommes et leur sort reste inconnu à ce jour.
Mercredi « marquera un an, jour pour jour, depuis que des éléments de la gendarmerie et des
forces spéciales ont enlevé nos camarades Foniké Mengué et Billo Bah », a écrit le FNDC, dans
un communiqué.
Le collectif « appelle à une manifestation citoyenne mercredi à Conakry pour exiger (leur)
libération immédiate, ainsi que celle de toutes les personnes victimes de disparitions forcées
et de détentions arbitraires », poursuit le communiqué.
Cette manifestation « a également pour objectif de dénoncer la corruption rampante et le
bradage des ressources minières de la Guinée par le général (Mamadi Doumbouya), en
complicité avec certaines compagnies étrangères », selon le collectif.
Le FNDC, fer de lance de la contestation contre l’ex-président Alpha Condé renversé en 2021,
a initié plusieurs journées de mobilisation sous la junte pour la pousser à partir. Il a été
oficiellement dissous par les militaires dirigés par le général Mamadi Doumbouya, qui s’est
investi président.
La Guinée, dirigée pendant des décennies par des régimes dictatoriaux ou autoritaires, est
coutumière des manifestations qui prennent une tournure violente.
La répression des manifestations y a fait au moins 47 morts depuis 2021, selon Amnesty
International dans un rapport publié en mai 2024.
La junte a interdit toute manifestation depuis 2022, et a fait arrêter, engagé des poursuites
contre ou poussé à l’exil un certain nombre de dirigeants de l’opposition.
Réveil-Africain.Org/Com avec AFP
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