Turquie : Caricature en Turquie : nouvelle arrestation au sein du magazine Léman

Un nouveau responsable éditorial du magazine satirique turc Léman a été arrêté et placé en détention samedi à Istanbul, accusé d’avoir publié une caricature du prophète, rapporteur médias et organisations d’avocats.

« Le rédacteur en chef du magazine LeMan, Aslan Özdemir, a été arrêté à son retour de France sur ordre du tribunal pénal pour incitation publique à la haine et à l’hostilité », rapporte l’organisation de défense des droits humains MLSA sur X.

C’est la cinquième arrestation pour ce dessin contesté dont le magazine nie toute référence au prophète Mahomet.

Plusieurs médias dont l’agence DHA et le site T24 publient les images montrant M.Özdemir à la sortie de l’avion, menotté sur la passerelle de l’appareil en provenance de Marseille.

Une enquête a été ouverte le 26 juin suite à une caricature montrant un homme nommé Mohamed – accusé de représenter le prophète Mahomet- et Moïse en anges au-dessus d’une ville rasée par les bombes.

Le directeur du contrôle de gestion Ali Yavuz, le graphiste Cebrail Okçu, l’auteur du dessin Dogan Pehlevan et le directeur de la rédaction Zafer Aknar, qui tous nient tout lien entre le dessin et Mahomet, ont été placés en détention le 2 juillet.

Leur interpellation avait déclenché des incendies entre manifestants islamistes et défenseurs du magazine.

Selon le site T24, le dessinateur de Léman, Dogan Pehlevan, a affirmé devant la police vouloir « parler de paix dans ce dessin » et « souligner l’absurdité de la guerre ».

« Je dessine en Turquie depuis de nombreuses années. La première règle que l’on apprend est de ne pas aborder les questions religieuses et de ne pas se moquer de la religion. J’ai toujours adhéré à ce principe. Je récuse les accusations portées contre moi », at-il déclaré.

Le responsable éditorial de LeMan Tuncay Akgun, en déplacement à l’étranger, avait affirmé à l’AFP que le dessin en cause « n’a rien à voir avec le prophète Mahomet. Nous ne prenons jamais un tel risque ».

« Le personnage est un musulman tué à Gaza (…) Il a été appelé Mohammed (comme) plus de 200 millions de personnes dans le monde musulman », at-il défendu.

le président Recep Tayyip Erdogan avait fustigé une « provocation infâme » et un « crime de haine », dont les auteurs devront rendre compte pour « avoir manqué de respect au prophète ».

Réveil-Africain.Org/Com avec AFP

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