Togo : Faure Gnassingbé, à la tête du pays depuis 20 ans, consolide son pouvoir.
Depuis 2005, au pouvoir Faure Gnassingbé, continue de consolider sa gouvernance sur le Togo, ce qui suscite des préoccupations quant à la trajectoire démocratique de la nation.
Le samedi 3 mai 2025, il est nommé président du conseil des ministres pour un mandat de six ans. Sur sa page officielle Facebook, il indique : « En ce jour solennel, notre pays ouvre une nouvelle page de son histoire avec mon investiture devant la Cour constitutionnelle en qualité de Président du Conseil, conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution du 6 mai 2024.
Cet événement historique marque officiellement notre entrée dans la Vème République et inaugure de nouvelles responsabilités, dont je mesure pleinement la portée et l’importance.
Aux populations, je tiens à exprimer ma reconnaissance pour leur ferveur, leur mobilisation et leur adhésion et à réaffirmer mon engagement à œuvrer pour le bien-être de tous.»
Faure Gnassingbé, ayant pris la relève suite au décès de son père, Gnassingbé Eyadéma, qui a été à la tête du Togo pendant près de quatre décennies, a conquis quatre mandats présidentiels successifs. Ces élections ont toutes été sujettes à controverse par l’opposition qui accuse de fraudes et d’inconduites.
En 2019, d’importantes manifestations ont eu lieu à l’échelle nationale pour exiger sa démission et des changements en faveur de la démocratie. L’intervention des forces de sécurité lors des manifestations a été brutale, entraînant des décès et des blessés.
En mai 2024, une réforme constitutionnelle controversée a été adoptée par l’Assemblée nationale du Togo, mettant fin à l’élection présidentielle au suffrage direct et octroyant des pouvoirs accrus au président. Cette réforme a été condamnée par l’opposition et la société civile comme un « coup d’État constitutionnel » qui permettrait à Gnassingbé de se maintenir au pouvoir indéfiniment.
Cette modification constitutionnelle a entraîné de fortes réprobations au sein de la communauté internationale, qui a exhorté le gouvernement du Togo à adhérer aux principes démocratiques et aux droits de l’homme.
Le futur politique du Togo demeure imprévisible. L’opposition au Togo est résolue à continuer son combat pour une transition démocratique, tandis que le régime de Gnassingbé paraît résolu à garder le contrôle du pouvoir par tous les moyens possibles.
Source : Réveil-Africain.org/Com avec TV5 Monde Afrique
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