Rosario (Argentine ) : Fin d’une mobilisation policière tendue après des augmentations salariales.
Après trois jours d’une mobilisation policière intense et ponctuée de moments de haute tension dans la ville de Rosario, troisième agglomération d’Argentine, le mouvement a pris fin dans la soirée de mercredi. Les fonctionnaires de police manifestants ont accepté de mettre un terme à leur action après avoir obtenu la promesse d’importantes revalorisations salariales de la part des autorités provinciales.
La protestation, qui avait débuté dans un climat de revendications sociales, avait basculé dans des confrontations plus musclées au cours de la nuit de lundi à mardi. Des bousculades et des échauffourées avaient éclaté entre les policiers en grève et leurs collègues restés en service ou dépêchés pour tenter de maîtriser la situation. Ces scènes, inhabituelles pour la province, soulignaient la profondeur du malaise au sein des forces de l’ordre.
Jusqu’à la fin de la journée de mercredi, des véhicules de patrouille voitures et motos avaient été immobilisés de manière symbolique, formant un siège de la direction de la police provinciale. Les sirènes des véhicules, hurlant sans interruption, avaient maintenu la pression sonore et médiatique sur les autorités pendant de longues heures, rendant impossible d’ignorer la colère des manifestants.
Le dénouement est survenu après l’annonce officielle faite par le gouverneur de la province de Santa Fe, Maximiliano Pullaro. Prenant acte de l’urgence de la situation et des revendications légitimes, le gouverneur a déclaré publiquement qu’« aucun policier de la province (…) ne percevra un salaire inférieur à 1.350.000 pesos », soit l’équivalent d’environ 800 dollars américains au taux de change actuel. Cette annonce représente une augmentation significative du seuil salarial minimum pour les forces de sécurité de la province.
Immédiatement après cette déclaration, les forces de l’ordre qui encerclaient le siège ont commencé à lever le camp. Le retrait des voitures et motos de patrouille s’est déroulé dans une atmosphère de soulagement et même de jubilation contenue. Des applaudissements ont retenti, accompagnés d’accolades échangées entre les policiers, marquant la satisfaction d’avoir atteint leur objectif après des jours de tension.
L’Agence France-Presse (AFP) a pu constater sur place la fin de ce mouvement, qui aura mis en lumière les difficultés économiques et les revendications sociales des forces de sécurité argentines face à l’inflation persistante.
Par Réveil-Africain.Org Avec AFP.
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