Amman (Jordanie ) :Le roi Abdallah II de Jordanie met en garde contre l’aggravation du conflit israélo-palestinien suite aux mesures foncières d’Israël en Cisjordanie.
En visite à Londres, le roi Abdallah II de Jordanie a vivement critiqué les nouvelles mesures foncières adoptées par le gouvernement israélien, destinées à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie, estimant qu’elles « menacent d’aggraver le conflit ». Cette déclaration, faite lundi, souligne la profonde inquiétude de la Jordanie, gardienne des lieux saints musulmans à Jérusalem, face à la poursuite de la politique de colonisation israélienne.
Dans un communiqué diffusé lors de sa visite, le monarque jordanien a affirmé sans équivoque que « les actions illégales d’Israël visant à consolider les colonies et à imposer sa souveraineté sur les terres palestiniennes compromettent les efforts visant à rétablir le calme et menacent d’aggraver le conflit ». Ces propos interviennent dans un contexte de tensions accrues, où l’administration israélienne semble déterminée à accélérer son emprise sur le territoire palestinien occupé.
Les décisions récentes du gouvernement israélien, considéré comme le plus à droite de l’histoire du pays, ont particulièrement alarmé la communauté internationale et les pays arabes signataires d’accords de paix avec Israël. Une semaine avant la déclaration du roi, Israël avait déjà approuvé un texte controversé facilitant de manière significative les achats de terres par les colons israéliens en Cisjordanie.
Plus récemment, dimanche, le gouvernement a franchi une nouvelle étape en décidant d’accélérer drastiquement le processus d’enregistrement foncier en Cisjordanie. Ce processus permet à l’État d’Israël de formaliser légalement la possession de terres, même si le territoire est considéré comme occupé par le droit international depuis la guerre des Six Jours en 1967. Pour les Palestiniens, cette accélération équivaut à une annexion progressive et sournoise, réduisant davantage les perspectives d’établissement d’un État palestinien viable.
La Jordanie, qui partage une longue frontière avec la Cisjordanie et accueille une large population de réfugiés palestiniens, est un acteur clé dans le processus de paix et a toujours prôné une solution à deux États.
Les avertissements répétés du roi Abdallah II reflètent la crainte que ces mesures foncières unilatérales ne sapent définitivement toute possibilité de reprise des négociations et ne provoquent une escalade de la violence dans la région.
La Rédaction Avec AFP.
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