Guinée /Radioscopie des médias guinéens : Acteurs, enjeux et perspectives
Dans le contexte médiatique de la Guinée, les médias privés occupent une place essentielle en favorisant la diversité des informations et le pluralisme des points de vue. Néanmoins, ces médias sont confrontés à d’importants enjeux, en particulier liés aux rémunérations de leurs journalistes et au financement de leurs opérations. Cet article cherche à examiner la situation présente des rémunérations dans les médias privés en Guinée, ainsi que les aides gouvernementales ou autres types de soutien financier accessibles. Depuis 2022, le SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) est revu à la hausse qui est fixé à 550 000 GNF (approximativement 56 €).
Selon une étude de 2014, 37,14% des journalistes salariés gagnaient moins que le SMIG et 16,42% n’avaient aucun revenu.
Des subventions financières sont accordées par le gouvernement guinéen aux médias privés. En 2024, le gouvernement Guinéen a accordé une subvention de 420 000 $ (soit plus de 3,6 milliards de francs guinéens) en aides financières. La Haute Autorité de la Communication (HAC) a rendu ces fonds disponibles et exhorte les structures de presse à les répartir en fonction de critères impartiaux.
En 2022, près de 3 milliards 329 millions 484 mille GNF (environ 355 mille 396 euros) ont été attribués aux médias privés pour couvrir leurs dépenses opérationnelles.
Défis et Enjeux
En Guinée, l’aide financière directe du gouvernement aux médias privés est limitée. Toutefois, il est possible de prévoir des formes de subventions indirectes, telles que les allégements fiscaux ou les soutiens occasionnels pour des projets particuliers. Les enjeux et les défis sont énormes, cependant nous citer entre autres :
1. Insuffisance des Recettes Publicitaires : De nombreux médias privés reposent fortement sur les revenus publicitaires, qui ne suffisent pas à assurer des rémunérations compétitives.
2. Compétition avec les Médias Publics : Les médias publics bénéficient souvent de financements étatiques, ce qui leur permet de proposer des salaires plus attractifs.
3. Insuffisance de Formation et de Perfectionnement : Le manque d’opportunités de formation continue pour les journalistes guinéens freine leur avancement. Il est crucial pour nous de mettre en place des formations spécialisées, car des journalistes guinéens pourraient être écartés sur la scène internationale faute de formations pointues.
MESURES ET SOLUTIONS APPROPRIÉES :
Afin d’améliorer l’aide financière aux médias privés en Guinée, diverses stratégies pourraient être envisagées, en s’appuyant sur des modèles existants et en considérant le contexte local.
| Critères | Clairs et Objectifs |
| 1-Indépendance éditoriale : | S’assurer que les médias bénéficiaires ne sont pas sous l’influence excessive du gouvernement, de partis politiques ou d’intérêts privés. |
| 2-Qualité de l’information et professionnalisme : | Appuyer les médias qui adhèrent à l’éthique journalistique et fournissent des informations vérifiées de haute qualité. |
| 3-Pluralisme et diversité : | Promouvoir les médias qui participent à la variété des points de vue et qui visent différents groupes de la population. |
| 4-Soutenabilité financière : | Apporter un soutien aux médias qui disposent d’un plan d’affaires solide et durable, au-delà de l’aide financière. |
| 5-Impact social : | Appuyer les médias qui ont un rôle bénéfique dans la société, notamment en termes d’éducation civique ou de valorisation de la culture locale. |
| 6- Améliorer les Compétences en Gestion : | Proposer des cours de gestion afin d’assister les médias dans l’administration efficace de leurs ressources et l’accroissement de leurs profits. |
| 7- Accroître les Partenariats Public-Privé : | Promouvoir la coopération entre les entités publiques et privées afin de consolider l’appui aux médias. |
| 8- Soutenir des initiatives spécifiques : | Financer des investigations journalistiques, des productions de haute qualité, des actions d’éducation aux médias |
UNE SIMPLE RECOMMANDATION POURRAIT NOUS PROPULSER.
À l’image de certains pays, nous devons créer un fonds de soutien au développement de la presse qui devrait être gérer de manière indépendante, qui pourrait offrir différents types d’aides (subventions directes, prêts à taux réduits, garanties, etc.). Ce fonds sera géré uniquement par les associations de presse, Télévisions et radios privés ainsi la société civile. Les participants concernés auront la possibilité d’assister à la suivante :
| Acteurs | Formes d’Assistance |
| États | Subventions |
| Gouvernorats | Subventions |
| Mairies | Subventions |
| ONG/Associations | Aides |
| Banques, microfinances et Assurances | Aides et prêts d’honneur |
| Entreprises privées | Aides |
| EPA | Subventions |
| Diaspora Guinéenne | Aides |
La création d’un fonds de secours autonome et impartial pour les médias pourrait assurer une répartition équitable des ressources. Un conseil d’administration diversifié serait chargé de la gestion de ce fonds. La gestion serait assurée par un groupe composé de membres des médias, de la société civile et d’experts internationaux, disposant de systèmes de contrôle rigoureux pour garantir la transparence et la responsabilité dans l’emploi des subventions.
Pour soutenir de manière efficace les médias privés en Guinée, il est indispensable d’adopter une stratégie pluridimensionnelle qui prend en compte la transparence, la formation, l’innovation et la valorisation de la diversité. Une assistance appropriée contribuera non seulement à optimiser la qualité de l’information, mais également à consolider la démocratie et favoriser le progrès social au sein du pays.
Louis FATEWA MANO (Equipe ) pour Réveil-Africain.Org/Com
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