Ouagadoudou (Burkina Faso ) : au moins quatre soldats tués dans une nouvelle attaque jihadiste.
Par Réveil-Africain.Org Avec AFP.
Au moins 14 soldats sont samedi morts dans une attaque jihadiste visant une position militaire à Bagadé, dans le centre-nord du Burkina Faso, pays sahélien qui connaît un regain de violences depuis plusieurs semaines, ont indiqué mardi à l’AFP des sources sécuritaires.
Dirigé par la junte militaire du capitaine Ibrahim Traoré arrivé au pouvoir en septembre 2022, le Burkina Faso est confronté depuis une décennie aux offensives meurtrières de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique sur de larges pans de son territoire, en particulier dans sa moitié nord.
Après une relative accalmie, les attaques jihadistes ont repris depuis quelques semaines.
Selon une source sécuritaire commune par l’AFP, « le bilan provisoire » de l’attaque de Bagadé, perpétrée dans la journée de samedi, « fait état de quatorze soldats tués et de nombreux autres éléments sont portés disparus ».
« Tout a été mis en œuvre pour neutraliser les éléments qui ont perpétré l’attaque », a indiqué une autre source sécuritaire, affirmant que « bon nombre d’entre eux ont été tués lors de la riposte ».
Selon Wamaps, groupe de journalistes ouest-africains spécialisés dans l’actualité sécuritaire au Sahel, le bilan pourrait s’élever à « près de 20 soldats et volontaires pour la défense de la patrie (VDP) », des supplétifs civils de l’armée, engagés dans la lutte antijihadiste.
L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, branche sahélienne d’Al-Qaida) « qui a publié une vidéo choquante montrant une quinzaine de soldats tués dont certains ont été immolés », précise Wamaps.
Mi-mars, douze civils dont neuf VDP ont été tués dans le centre-est du pays.
En février le JNIM avait revendiqué plusieurs attaques ayant infligé de lourdes pertes à l’armée burkinabè et aux VDP. Plus de 130 personnes avaient été tuées en une dizaine de jours dans ces attaques, selon l’ONG Acled qui recense les victimes de conflits dans le monde.
La junte au Burkina Faso ne communique quasiment plus sur les attaques jihadistes et affirme régulièrement reprendre du terrain sur les groupes armés.
Selon l’Indice mondial du terrorisme, le Sahel et notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali, est l’épicentre du terrorisme et se concentre en 2025 près de la moitié des décès liés à ces violences dans le monde.
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