Dubaï (Émirats arabes unis) : Les Emirats estiment que la « stratégie » de l’Iran va accentuer l’influence d’Israël dans le Golfe (haut responsable).

La stratégie adoptée par l’Iran, qui se traduit par des actions régulières ciblant ses voisins du Golfe depuis le début du conflit actuel, est perçue par de hauts responsables émiratis comme un facteur susceptible d’intensifier l’influence d’Israël dans la région. Cette analyse souligne une conséquence potentiellement contre-productive des manœuvres iraniennes sur l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient.

Selon Anwar Gargash, conseiller présidentiel des Émirats arabes unis, les intentions de Téhéran, loin d’affaiblir la présence américaine, pourraient en réalité avoir l’effet inverse. Lors d’un point de presse, il a clairement exposé sa vision : « La stratégie iranienne va en réalité consolider le rôle des États-Unis, pas le réduire, et nous allons aussi voir l’influence d’Israël s’accentuer dans le Golfe, pas s’amoindrir ». Cette déclaration met en lumière l’idée que les actions perçues comme déstabilisatrices de l’Iran poussent indirectement les États du Golfe à se rapprocher des puissances occidentales et d’Israël, renforçant ainsi les alliances sécuritaires existantes et en créant de nouvelles.

La question cruciale du détroit d’Ormuz

En marge de ces considérations stratégiques régionales, la question de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz demeure un point de tension majeur. M. Gargash a réitéré la position des Émirats arabes unis, affirmant que le pays était prêt à « se joindre à tout effort » initié par les États-Unis ou par la communauté internationale en vue de garantir la réouverture et la sécurité de ce passage maritime d’une importance stratégique capitale pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

Cette déclaration prend un relief particulier alors que le président américain, Donald Trump, a fixé un ultimatum à l’Iran, lui donnant jusqu’à mardi pour mettre fin au blocage du détroit. L’engagement des EAU dans une action concertée pour sécuriser cette voie de passage souligne leur préoccupation quant à la stabilité du marché énergétique et leur alignement avec les efforts internationaux pour contrer toute tentative de perturbation du trafic maritime international dans cette zone névralgique.

La crise du détroit d’Ormuz est ainsi perçue non seulement comme une menace économique mais aussi comme un catalyseur potentiel d’une intervention internationale plus large.

Avec AFP.

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