Paris (France ) / Publicités anti-obésité: Novo Nordisk et Eli Lilly sanctionnés de 2 millions d’euros par l’agence du médicament.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé ce lundi qu’elle allait prononcer une sanction financière de deux millions d’euros à l’encontre de deux géants pharmaceutiques, les laboratoires Novo Nordik et Eli Lilly, pour des campagnes de communication jugées trompeuses diffusées en France.

Cette décision intervient après l’analyse de plusieurs campagnes publicitaires et de sensibilisation menées par ces laboratoires et « largement relayées auprès du grand public » via divers canaux, notamment « l’affichage, les transports, la presse et les réseaux sociaux ». L’ANSM reproche à ces communications d’être « susceptibles d’induire en erreur les publics ».

Le contexte de cette sanction est jugé particulièrement sensible par l’agence. Il est « marqué par une forte médiatisation et un mésusage croissant des analogues du GLP-1 (aGLP-1) », indique l’ANSM. Ces médicaments, initialement prescrits pour le traitement du diabète de type 2 et de l’obésité dans certains cas bien définis, sont de plus en plus détournés de leur usage thérapeutique.

L’ANSM met spécifiquement en cause la promotion indirecte de ces traitements « à des fins de perte de poids à visée esthétique ». Ces campagnes, en mettant l’accent sur les questions de poids et d’image corporelle, auraient alimenté la demande non médicale pour ces analogues du GLP-1. L’agence rappelle que le mésusage de ces médicaments, en plus de générer des tensions d’approvisionnement pour les patients qui en ont réellement besoin pour leur santé, peut entraîner des risques sanitaires non négligeables pour les individus les utilisant sans prescription médicale appropriée et sans suivi.

Cette amende de deux millions d’euros vise à marquer la détermination de l’ANSM à encadrer strictement la communication des entreprises pharmaceutiques, en particulier lorsqu’il s’agit de pathologies comme l’obésité, pour lesquelles l’information doit être rigoureuse et non biaisée par des objectifs commerciaux. 

L’agence entend ainsi protéger les consommateurs des messages potentiellement trompeurs, surtout en ce qui concerne des médicaments dont l’usage doit rester sous contrôle médical strict.

Avec AFP.

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