Côte d’Ivoire : Radiation de Tidjane Thiam sur la liste électorale, le PDCI-RDA saisit l’ONU.
Une requête a été introduite auprès du Comité des droits de l’homme de l’ONU, qui se trouve à Genève. Ce conseil est l’entité d’experts autonomes qui supervise l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) par les pays signataires, y compris la Côte d’Ivoire (COMMUNIQUÉ).

Ce n’est pas une cour de justice traditionnelle, mais un organe chargé de surveiller les traités des Nations Unies.
Les avocats de Tidjane Thiam basent leur action en justice sur la violation de plusieurs droits fondamentaux garantis par le Pacte auquel la Côte d’Ivoire a engagé son adhésion :
Violation de l’article 25 : Cet article garantit à tout citoyen le droit de prendre part aux élections périodiques, justes et basées sur le suffrage universel et égal, soit en tant qu’acteur, soit en tant que candidat. En l’excluant des listes électorales, les défenseurs de l’homme soutiennent que l’État ivoirien lui refuse ce droit fondamental.
Violation du droit à un procès équitable : Ils affirment que la procédure judiciaire ayant mené à son éviction était influencée par des motifs politiques plutôt que par une justice impartiale.
l’objectif de cette saisine est double, il s’agit premièrement de recevoir une désapprobation morale et diplomatique. Les décisions (ou « observations ») du Comité ne sont pas contraignantes pour les États. Cependant, une décision en faveur de Tidjane Thiam mettrait l’administration ivoirienne sous forte pression diplomatique et donnerait raison au PDCI qui critique un processus électoral n’impliquant pas tous les acteurs.
Deuxièmement, faire appel à la communauté mondiale pour témoigner. Cette démarche vise à documenter ce que l’opposition qualifie de « dérive autoritaire » et de « verrouillage du jeu politique ». Elle vise à alerter les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire sur les risques liés aux tensions entourant l’élection présidentielle.
Simultanément, une action en justice devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a aussi été mentionnée par son parti.
En substance, face à une décision nationale qu’il considère finale et sans appel, Tidjane Thiam exploite les dernières options disponibles pour contester son exclusion sur la scène internationale, transformant de ce fait sa lutte personnelle en une problématique de respect des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.
Réveil-Africain.Org/Com
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