Bamako (Mali ) : une trentaine de soldats tués lors de la bataille d’Anéfis (armée).
Une trentaine de soldats maliens ont été tués et une soixantaine blessés lors des âpres combats ayant opposé ces derniers jours l’armée aux indépendantistes touareg pour le contrôle de la localité d’Anéfis, dans le nord du Mali, a déclaré le chef de l’armée malienne sur la télévision publique.
« Je déplore la perte d’une trentaine de personnes, d’une trentaine de martyrs qui sont tombés. On a des blessés aussi, une soixantaine dont des cas graves », a dit le général Jean Elysée Dao dans un enregistrement transmis dimanche à l’AFP. L’interview avait été diffusée vendredi sur la télévision publique malienne ORTM.
L’armée malienne et les paramilitaires russes du groupe Africa Corps ont repris le contrôle de la ville d’Anéfis, ont annoncé vendredi les rebelles et une source militaire.
Le 4 juillet, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, et les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement touareg, avaient mené de nouvelles attaques coordonnées du nord au sud du pays, revendiquant la prise de contrôle de la ville d’Anéfis.
Mais des paramilitaires russes de l’Africa Corps et quelques soldats maliens retranchés depuis le 4 juillet à l’intérieur d’un camp militaire d’Anéfis ont continué les combats face à leurs assaillants, essentiellement des membres du FLA.
Des renforts russes et de l’armée sont arrivés jeudi soir et ont repris la ville, située à une centaine de kilomètres de la ville stratégique de Kidal, contrôlée par les indépendantistes et le JNIM, selon des sources militaires maliennes et le porte-parole du FLA.
Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et État islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes.
Elle s’ajoute à une grave crise économique. Depuis deux coups d’État successifs en 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale.
Avec AFP.
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