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	<title>Archives des Opinions - Réveil Africain</title>
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	<title>Archives des Opinions - Réveil Africain</title>
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		<title>Conakry (Guinée) /Chroniques des Politiciens en Mode SOS (Par Chérif Sampiring Diallo Journaliste, Éditorialiste, Écrivain et Essayiste).</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 18:23:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a, dans la classe politique guinéenne, une espèce rare mais bruyante. Pas les stratèges. Pas les idéologues. Pas les coriaces. Non.Une espèce plus fragile, plus vibrante, plus spectaculaire :le Pleurnichard de la République. Un éditorial le mentionne ? Il suffoque.Un reportage nuance ses propos ? Il panique.Une phrase, une seule, pas à sa [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reveil-africain.org/2025/11/20/conakry-guinee-chroniques-des-politiciens-en-mode-sos-par-cherif-sampiring-diallo-journaliste-editorialiste-ecrivain-et-essayiste/">Conakry (Guinée) /Chroniques des Politiciens en Mode SOS (Par Chérif Sampiring Diallo Journaliste, Éditorialiste, Écrivain et Essayiste).</a> est apparu en premier sur <a href="https://reveil-africain.org">Réveil Africain</a>.</p>
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<p>Il y a, dans la classe politique guinéenne, une espèce rare mais bruyante. Pas les stratèges. Pas les idéologues. Pas les coriaces. Non.<br>Une espèce plus fragile, plus vibrante, plus spectaculaire :<br>le Pleurnichard de la République.</p>



<p>Un éditorial le mentionne ? Il suffoque.<br>Un reportage nuance ses propos ? Il panique.<br>Une phrase, une seule, pas à sa gloire ? Il se met en mode SOS :<br>« On veut me détruire ! »<br>« Le journaliste ne m’aime pas ! »<br>« C’est un complot ! »</p>



<p>On dirait que le moindre paragraphe qui ne les encense pas active chez eux l’alarme nationale. Ils vivent la critique comme un tremblement de terre. Ils pensent que la presse se réveille chaque matin avec un seul objectif : les martyriser personnellement.</p>



<p>Alors, ils sortent les carnets de contacts.<br>Paul. Pierre. L’ami du cousin du frère du journaliste.<br>Tout y passe.<br>Et dans le combiné, toujours la même chanson geignarde :<br>« On s’acharne sur moi… On m’a ciblé… On veut tuer mon image… »</p>



<p>La vérité, pourtant, tient en une ligne :<br>Un homme politique critiqué est un homme politique vivant.<br>Un homme politique ignoré est un homme politique fini.</p>



<p>La politique, c’est une scène. Et sur cette scène, le silence n’est pas du repos :<br>c’est un acte de décès qui n’a pas encore été déposé au tribunal.</p>



<p>Les pleurnichards, eux, n’ont pas compris cela. Ils confondent le métier du journaliste avec un tribunal familial. Ils prennent le commentaire pour une agression. La critique pour une guerre personnelle. L’analyse pour une embuscade.</p>



<p>Mais un journaliste, même mordant, n’est pas votre ennemi.<br>Il ne vous déteste pas.<br>Il vous utilise, et c’est ce qu’il peut vous offrir de plus précieux : la visibilité.</p>



<p>Parce qu’au fond, toute mention médiatique, bonne ou mauvaise, c’est du carburant politique.<br>Une preuve d’existence.<br>Un rappel au public que vous êtes encore dans l’arène.</p>



<p>Le seul vrai danger pour un responsable politique n’est pas d’être égratigné.<br>Le vrai danger, c’est le silence médiatique.<br>Le jour où personne ne prend la peine de vous critiquer, ce n’est pas que vous avez gagné.<br>C’est que vous ne comptez plus.</p>



<p>La politique n’est pas un monastère.<br>C’est un bruit permanent.<br>Le bruit qui agace, qui dérange, qui secoue.<br>Celui qui oblige à exister.<br>Celui qui rappelle que vous êtes encore dans le jeu.</p>



<p>Alors, chers professionnels du sanglot républicain :<br>rangez les mouchoirs.<br>Les larmes n’ont jamais construit une stature.<br>Les plaintes n’ont jamais créé du leadership.</p>



<p>La République ne manque pas de victimes imaginaires.<br>Elle manque d’acteurs assumés.<br>Des gens prêts à tenir debout, même quand la presse hausse le ton.</p>



<p>Le reste, c’est du théâtre.<br>Et dans ce pays, le public commence à se lasser des mêmes scènes.</p>
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		<title>De l’usage à la servitude : les pièges du faux professionnalisme Par Chérif Sampiring DIALLO, Journaliste, Editorialiste, Ecrivain et Essayiste ).</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 18:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est un phénomène aussi banal qu’inquiétant : celui des auto-restrictions, ces interdits que des professionnels, des croyants ou des acteurs politiques s’imposent au nom d’un prétendu « usage », sans qu’aucune norme écrite, juridique ou déontologique n’en soit la source. Ce sont des règles sans fondement, des principes ou croyances sans texte, des coutumes [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reveil-africain.org/2025/11/06/de-lusage-a-la-servitude-les-pieges-du-faux-professionnalisme-par-cherif-sampiring-diallo-journaliste-editorialiste-ecrivain-et-essayiste/">De l’usage à la servitude : les pièges du faux professionnalisme Par Chérif Sampiring DIALLO, Journaliste, Editorialiste, Ecrivain et Essayiste ).</a> est apparu en premier sur <a href="https://reveil-africain.org">Réveil Africain</a>.</p>
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<p>Il est un phénomène aussi banal qu’inquiétant : celui des auto-restrictions, ces interdits que des professionnels, des croyants ou des acteurs politiques s’imposent au nom d’un prétendu « usage », sans qu’aucune norme écrite, juridique ou déontologique n’en soit la source. Ce sont des règles sans fondement, des principes ou croyances sans texte, des coutumes travesties en principes. Elles prospèrent dans les milieux où l’on confond le professionnalisme avec la conformité, la déontologie avec la tradition, la loi avec l’habitude.</p>



<p>Dans le monde du travail comme dans les institutions publiques, il n’est pas rare d’entendre des formules telles que : « cela ne se fait pas », « ce n’est pas professionnel », « ici, c’est l’usage ». Pourtant, lorsqu’on demande à ces gardiens de la bienséance de citer un article, une disposition réglementaire ou un passage du code déontologique justifiant leur position, la justification se dérobe. C’est alors que la phrase rituelle surgit : « c’est comme ça qu’on fait ici ».</p>



<p>Ce « ici » est en réalité un espace symbolique de confort, celui que Pierre Bourdieu appellerait un champ doté de ses propres règles implicites, où les acteurs intériorisent des structures de domination sous la forme d’habitus. L’« usage » devient ainsi un instrument de légitimation de l’ordre établi. On s’y soumet non parce qu’il est juste, mais parce qu’il est familier. L’individu abdique sa raison critique pour se fondre dans la régularité du collectif.</p>



<p>Or, du point de vue philosophique, cette attitude traduit une démission de la raison pratique. Kant rappelait que la maturité de l’esprit consiste à « se servir de sa propre raison sans la direction d’autrui ». Autrement dit, un professionnel véritable n’obéit pas aux usages parce qu’ils existent, mais parce qu’ils reposent sur des principes rationnels et universalisables. La déontologie n’est pas un héritage coutumier : elle est une construction rationnelle visant à garantir la responsabilité, la transparence et la justice dans l’exercice d’un métier.</p>



<p>La confusion entre l’usage et la norme a pourtant envahi la sphère publique. En politique, par exemple, on répète, avec une assurance presque liturgique, qu’« une transition ne doit pas durer plus de deux ans ». Mais d’où vient cette règle ? De quelle Constitution, de quelle charte internationale, de quelle jurisprudence émane-t-elle ? D’aucune. Ce n’est ni une loi, ni un principe universel. C’est une convention opportuniste, née de contextes historiques spécifiques, que l’on a ensuite élevée au rang de loi pour justifier des positions politiques.</p>



<p>La religion, elle aussi, n’échappe pas à cette dérive. On entend parfois qu’il serait « interdit pour un musulman d’épouser sa copine ». Pourtant, aucune source canonique ne formule un tel interdit. Ce que les textes proscrivent, c’est la relation amoureuse hors mariage, non le mariage lui-même. La nuance est essentielle : en effaçant la distinction entre le prescrit et le convenu, on transforme une recommandation morale en une interdiction légale. La parole d’usage se substitue alors à la Parole révélée.</p>



<p>Ces auto-restrictions sont, au fond, une manifestation d’une crise plus profonde : la perte du sens critique et du rapport au texte. Elles témoignent d’une société qui préfère la sécurité de l’imitation à l’effort de la pensée, la stabilité de la routine à la rigueur de la raison. C’est la victoire du réflexe sur la réflexion, du conformisme sur la conscience.</p>



<p>Le véritable professionnalisme, comme le véritable acte de foi ou l’engagement politique sincère, ne consiste pas à suivre des usages non questionnés, mais à fonder ses actes sur des règles explicites, vérifiables et rationnellement justifiées. Il suppose une forme d’autonomie intellectuelle : celle qui permet de distinguer la norme légitime de la simple habitude, la loi de la coutume, la rigueur de la rigidité.</p>



<p>En définitive, l’usage n’est pas la loi. Le « on fait comme ça » n’est pas un argument, encore moins un principe. Là où la pensée s’arrête, la servitude commence. Réhabiliter la raison, le texte et la preuve, voilà sans doute l’une des urgences culturelles de notre temps. Car l’intellectuel véritable, qu’il soit journaliste, juriste, enseignant ou croyant, ne se contente pas d’obéir à ce qui est : il interroge ce qui fonde. C’est dans cette fidélité à la raison que se loge la véritable éthique professionnelle, et peut-être même, la dignité&nbsp;de&nbsp;l’esprit.</p>
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		<title>Débat africain… à distance : chronique d’un tribunal sans passeport (Par Chérif Sampiring Diallo, Journaliste Guinéen, Éditorialiste, Écrivain et Essayiste).</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 12:12:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>y a quelque chose de délicieusement ironique à écouter, un Samedi matin, la grand-messe des « spécialistes » africains depuis les studios feutrés de Paris. La Guinée vient de voter, mais ce sont des voix qui n’ont jamais senti la poussière rouge de nos pistes ni bu un seul verre d’eau du robinet de Conakry [&#8230;]</p>
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<p>y a quelque chose de délicieusement ironique à écouter, un Samedi matin, la grand-messe des « spécialistes » africains depuis les studios feutrés de Paris. La Guinée vient de voter, mais ce sont des voix qui n’ont jamais senti la poussière rouge de nos pistes ni bu un seul verre d’eau du robinet de Conakry qui se permettent de distribuer bons et mauvais points.</p>



<p>Sur les ondes de RFI, l’ émission « le débat africain » ressemble moins à une conversation qu’à une séance d’exorcisme radiophonique. Éditorialistes à l’accent impeccable, curriculum vitae gonflé de conférences à Bruxelles, nous expliquent doctement ce que « pense la rue guinéenne ». Une rue qu’ils ne pourraient pas retrouver sans GPS, ni reconnaître sans un drone pour la survoler.</p>



<p>On croirait entendre un guide touristique qui, sans avoir quitté le périphérique parisien, décrirait les couleurs du Fouta-Djalon. Ils analysent, condamnent, tranchent : « C’est un simulacre de référendum ! » disent-ils, en se resservant un café latte. Merci, mais la Guinée n’a pas besoin d’un tribunal de salon.</p>



<p>La satire, c’est qu’à force de prétendre parler « au nom des peuples africains », ces oracles médiatiques finissent par ressembler à ce qu’ils dénoncent : une élite hors sol, persuadée que l’Afrique commence et se termine au micro de leur studio climatisé.</p>



<p>La démocratie guinéenne n’est pas un podcast. Elle se vit sous le soleil, dans la poussière des files d’attente, dans les débats de quartier et les urnes parfois cabossées. Qu’on critique, oui, mais qu’on prenne au moins la peine de poser le pied sur ce sol avant de rendre un verdict.</p>



<p>Alors, chers éditorialistes itinérants… commencez par acheter un billet d’avion. Ensuite, on pourra débattre.</p>
<p>L’article <a href="https://reveil-africain.org/2025/09/27/debat-africain-a-distance-chronique-dun-tribunal-sans-passeport-par-cherif-dampkring-diallo-journaliste-guineen-editorialiste-ecrivain-et-essayiste/">Débat africain… à distance : chronique d’un tribunal sans passeport (Par Chérif Sampiring Diallo, Journaliste Guinéen, Éditorialiste, Écrivain et Essayiste).</a> est apparu en premier sur <a href="https://reveil-africain.org">Réveil Africain</a>.</p>
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		<title>Guinée /Tribune : Le hasard peut faire un roi, mais non un modèle (Par Mamaoudou Babila Keita ) !</title>
		<link>https://reveil-africain.org/2025/08/05/guinee-tribune-le-hasard-peut-faire-un-roi-mais-non-un-modele-par-mamaoudou-babila-keita/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 14:51:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un monde où les titres et la richesse impressionnent plus que les valeurs, il devient urgent de poser les bonnes questions : peut-on vraiment croire qu’un homme sans passé honorable peut incarner l’avenir d’une jeunesse ambitieuse ? Dans cette tribune que je signe sans complaisance, j&#8217;appelle la jeunesse à ne plus se laisser berner [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://reveil-africain.org/2025/08/05/guinee-tribune-le-hasard-peut-faire-un-roi-mais-non-un-modele-par-mamaoudou-babila-keita/">Guinée /Tribune : Le hasard peut faire un roi, mais non un modèle (Par Mamaoudou Babila Keita ) !</a> est apparu en premier sur <a href="https://reveil-africain.org">Réveil Africain</a>.</p>
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<p><strong><em>Dans un monde où les titres et la richesse impressionnent plus que les valeurs, il devient urgent de poser les bonnes questions : peut-on vraiment croire qu’un homme sans passé honorable peut incarner l’avenir d’une jeunesse ambitieuse ? Dans cette tribune que je signe sans complaisance, j&rsquo;appelle la jeunesse à ne plus se laisser berner par les fonctions et l&rsquo;argent, mais à interroger les parcours, les valeurs, et l’héritage moral de ceux qu’on nous présente comme des modèles. Car l’avenir ne se bâtit pas avec des impostures.</em></strong></p>



<p>Posons le vrai débat :</p>



<p>Tu veux me convaincre que l&rsquo;homme que tu soutiens est capable de garantir un avenir à la jeunesse ? Alors commence par me dire quel a été son passé, et ce qu’il a accompli dans sa propre jeunesse, pour que je puisse croire en tes propos.</p>



<p>Avant de s’intéresser au présent, il faut interroger le passé, car l’avenir puise ses racines dans ce passé.</p>



<p>N’oublie pas : le hasard peut faire d’un homme un roi. Mais un roi sans passé inspirant ne peut inspirer l’avenir d’un jeune en quête d’inspiration avec des valeurs.</p>



<p>Telle est ma philosophie.</p>



<p>Chers jeunes, retenez ceci : être président, ministre ou directeur ne fait pas automatiquement de quelqu’un un modèle ou une source d’inspiration. Il faut savoir aller au-delà de la fonction, de la façade administrative, de la richesse incarnée, pour chercher à connaître véritablement la personne que vous admirez ou en qui vous placez votre espoir.</p>



<p>Un homme ou une femme sans passé honorable ;<br>Celui qui n’a rien accompli par lui-même avec honneur et dignité ;<br>Celui dont le passé est marqué par l’échec, la bassesse ou l&rsquo;immoralité, ne construira l’avenir que dans la continuité des attitudes qu’il a toujours incarnées.</p>



<p>C’est pourquoi, au Mandingue, les anciens disent : « La tête que l’on porte dans l’enfance est celle avec laquelle on grandit. »</p>



<p>Alors, pour qu’un individu devienne un modèle ou une source d’inspiration crédible, à même de garantir un avenir aux jeunes, il faut d’abord connaître les valeurs qui ont jalonné sa vie, celles par lesquelles il a traversé sa jeunesse, construit son parcours et mérité sa position.</p>



<p>Un malhonnête, un traître, un délinquant, un menteur, un indigne ou un malfrat peut certes devenir président, ministre ou grand directeur. Mais croire qu’il peut bâtir l’avenir de la jeunesse, d&rsquo;un pays, c’est croire à l’envers des valeurs. Car on ne donne que ce que l’on a appris, vécu et incarné.</p>



<p>Tu veux encore me faire croire que c’est lui qui peut nous garantir un avenir ? Un destin heureux et harmonieux ? Alors, dis-moi qui il est. Parle-moi de son passé avant aujourd’hui, avant que le hasard ou les circonstances ne le propulsent à la place où tu l’as connu.</p>



<p>Dans les sociétés où la morale est encore un repère, quand un enfant réussit, cela donne lieu à deux réactions :</p>



<p>« On savait qu’il allait réussir. Ce n’est pas une surprise. »</p>



<p>Ou bien : « C’est vraiment lui ? Oh que Dieu peut tout faire, sinon personne n’aurait imaginé qu’il puisse en arriver là. »</p>



<p>N’est-ce pas une manière de reconnaître qu’on peut réussir à la fois par les valeurs et par les contre-valeurs ? Par le bien et par le mal ?<br>Et toi, que choisis-tu : le bon exemple qui a réussi par la morale, l’honneur et la dignité, ou le mauvais qui a percé par la ruse, l’immoralité et l’indignité ?</p>



<p>Donc, avant de me demander de faire confiance en quelqu&rsquo;un, de croire en ceux que le hasard ou les calculs du pouvoir ont placé sur le devant de la scène et de manière aveugle, c’est trahir la mémoire, c’est renoncer à l’exigence de vérité.</p>



<p>Avant d’espérer qu’un homme garantisse l’avenir de la jeunesse ou d&rsquo;un pays, il faut interroger son passé, scruter son histoire, et se demander : qu’a-t-il fait, qu’a-t-il été, qu’a-t-il construit ? Car nul ne peut inspirer ce qu’il n’a jamais incarné.</p>



<p>Ainsi, il ne suffit pas d’être président ou ministre pour être un modèle. Il faut avoir été digne, avant d’être puissant. Voilà le cœur de ce débat.</p>



<p>C&rsquo;est juste ma philosophie.</p>



<p>Reviens-moi pour la suite du débat.</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-background-color has-background">Mamoudou Babila KEÏTA, Journaliste d&rsquo;investigation et Editorialiste </p>
<p>L’article <a href="https://reveil-africain.org/2025/08/05/guinee-tribune-le-hasard-peut-faire-un-roi-mais-non-un-modele-par-mamaoudou-babila-keita/">Guinée /Tribune : Le hasard peut faire un roi, mais non un modèle (Par Mamaoudou Babila Keita ) !</a> est apparu en premier sur <a href="https://reveil-africain.org">Réveil Africain</a>.</p>
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		<title>Béatitude et servitude du pouvoir (Par Tibou Kamara).</title>
		<link>https://reveil-africain.org/2025/07/10/beatitude-et-servitude-du-pouvoir-par-tibou-kamara/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminra]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 20:41:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le pouvoir agit comme un opium lorsqu’on y prend goût et qu’on ne parvient plus à en garder une certaine distance. Son exercice prolongé s’avère un poison lent et mortel, sans antidote. Souvenir ! J’avais rendu visite, dans un passé très lointain, au très énigmatique, charismatique et taciturne président déchu de la République du Burkina [&#8230;]</p>
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<p>Le pouvoir agit comme un opium lorsqu’on y prend goût et qu’on ne parvient plus à en garder une certaine distance. Son exercice prolongé s’avère un poison lent et mortel, sans antidote.</p>



<p>Souvenir ! J’avais rendu visite, dans un passé très lointain, au très énigmatique, charismatique et taciturne président déchu de la République du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Il était encore aux affaires et ne manquait aucune occasion d’avoir des discussions avec des hommes et des femmes de divers horizons.<br>Le temps était comme celui qu’on rencontre souvent dans le Sahel, enveloppé d’une certaine moiteur, bercé par un vent sec, alourdi d’une forte chaleur qui surgit et accable dès que le soleil darde ses rayons, dont on est soulagé qu’une fois la nuit tombée.</p>



<p>Le « beau Blaise » m’avait reçu dans l’une des « villas Kadhafi », attenantes au palais de Kosyam où il avait ses bureaux et sa résidence officielle aussi. L’entretien du jour s’était déroulé dans une certaine intimité, réservée habituellement aux visiteurs privilégiés et amis chers. J’avais rencontré un homme, comme toujours affable, calme et humble, semble-t-il, absent aussi, comme perdu dans un tourbillon de pensées confuses et mélancoliques.</p>



<p>Le locataire d’alors de Kosyam n’avait rien perdu de sa superbe et disposait de toutes ses facultés. Cependant, il paraissait gagné par l’ennui, le spleen et la lassitude d’un règne long et interminable. L’usure du pouvoir, dirait-on, ou la solitude silencieuse et insoupçonnable d’une longévité exceptionnelle au sommet de l’État. Avec l’érosion du temps, les années qui se succèdent, gouverner, diriger un pays qui pourrait paraître exaltant au début, n’est plus que l’ombre glaciale d’une apparente lumière, un visage plein de rides, avec de nombreuses blessures et cicatrices.</p>



<p>« Chaque fois que je reviens d’un voyage, un peu avant que l’avion qui me transporte ne se pose sur le tarmac, je contemple Ouagadougou, et ressens une curieuse sensation : comme blasé, j’éprouve le besoin pressant et irrépressible de me détacher pour vivre une autre expérience. Je savais, à l’avance, ce qui m’attend chaque fois : retrouver la routine de mes fonctions, la même vie que je mène depuis si longtemps que je n’y vois plus d’intérêt particulier », avait confié l’illustre homme, partagé entre le dépit d’une certaine monotonie et le désir d’accéder à un répit, à un repos, à une retraite bien mérités.<br>Quand on est à la tête d’un pays depuis des lustres, ce n’est pas de rester aux commandes qui hante forcément, c’est comment partir de la scène qui peut obséder et troubler le sommeil. « Si ça ne tenait qu’à moi, j’aimerais faire mes adieux », avait déclaré, dans un soupir discret, Blaise Compaoré. Je le sentais sincère et vrai, et devinais ses tourments personnels, ses doutes, ses interrogations, ses déchirements intérieurs qu’il venait de confesser avec une certaine émotion.</p>



<p><strong>LE PIÈGE DU POUVOIR, UN FARDEAU SANS ÉCHAPPATOIRE</strong></p>



<p>Je repense souvent à ma conversation avec l’ancien homme fort du Burkina Faso, d’autant que beaucoup ne se doutent pas qu’à un moment donné, le pouvoir peut être un lourd fardeau à porter, peut se révéler un piège se refermant sur ceux qui le détiennent, en jouissent ou sont appelés à l’exercer. On y vient un peu par hasard, ou on y arrive par accident, en tout cas, il résulte toujours d’un concours de circonstances extraordinaire. Il est autant difficile de s’en défaire que d’en sortir indemne, sain et sauf, parce qu’il use et corrompt, n’a pas d’amis, ne garantit rien à personne, ne protège d’aucun danger, expose à toutes les tentations. Peut-on en partir pour toujours ? Non ! Chaque fois, il y a comme un goût d’inachevé, un sentiment de nostalgie ou encore une obsession de revanche. Le départ est soit ajourné, soit reporté, ou le retour programmé. L’envie de recommencer ne s’estompe guère, traverse le temps et résiste à la raison et à la sagesse. Qui a le pouvoir ou le veut est rarement capable de lucidité et de discernement. Il n’y a que de la passion !</p>



<p>Comme pour tout le reste, malheureusement, il n’y a pas d’éternité possible ni de contrôle total et absolu des événements et de l’agenda. La fin est à entrevoir et à préparer, malgré tout.</p>



<p>Blaise Compaoré a connu des fortunes diverses pendant toute sa présidence mythique qui a assez duré pour être oubliée de sitôt : il a inspiré à la fois crainte, méfiance et admiration, a connu la gloire avant d’être confronté à la disgrâce, fut proche de son peuple qui l’a porté au pinacle avant de se retourner contre lui en le forçant à abandonner le pouvoir et le pays. Le retour tant espéré par lui sur la terre de ses ancêtres, dans son Burkina natal qu’il a dirigé de longues années, se fait attendre. Toutes les tentatives et médiations pour mettre fin à son exil n’ont pas été couronnées de succès, car la question divise l’opinion nationale et constitue une source de tensions internes et externes.<br>La dernière fois que Blaise Compaoré a foulé le sol du Burkina Faso, qui porte son empreinte indélébile, où son ombre continue de planer encore, il ne semblait pas trop le bienvenu, ni ouvertement désiré. L’image d’un homme affaibli par le poids des ans et la maladie, toujours sournoise, isolé, banni dans son propre pays, ayant l’air vaincu, a fait le tour du monde, ému plus d’une personne et rempli de chagrin tous ceux qui ont connu et côtoyé le personnage au faîte de sa puissance. Il aurait pu reprendre à son compte la tirade de Don Diègue dans Le Cid de Corneille pour lui aussi se lamenter des lauriers perdus : « Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse (disgrâce aussi, ici) ennemie, n’ai-je donc tant vécu (régné pour Blaise) que pour cette infamie ? » Avant d’ajouter d’autres propos encore de Don Diègue : « Œuvre de tant de jours en un jour effacée ».</p>



<p>Naturellement, la question qui a suivi après l’accueil timide réservé au chef d’État burkinabé le plus marquant de l’histoire fut de se demander si le pouvoir vaut la peine d’être vécu et s’il n’est pas ennemi de l’homme qu’il use et avilit comme le temps qui l’efface et fait oublier.<br>Au crépuscule du IIIe Reich allemand, Hitler, se sentant abandonné et trahi par ses plus proches collaborateurs et son propre peuple, avait lancé avec amertume et indignation : « Je ne pleurerai pas le peuple allemand ».</p>



<p>Les chefs d’État renversés ou destitués ne plaignent pas leurs peuples qu’ils considèrent comme ingrats et oublieux, tandis que ces derniers non plus ne se hâtent pas de les pleurer ou de les regretter.</p>



<p>Quelle histoire !</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-background-color has-background"><strong>Tibou Kamara</strong>,<strong><em> Ancien ministre et journaliste </em></strong></p>
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		<title>Guinée / Disparition forcée de Foniké et de Billo : Le silence du peuple qui fait la victoire des bourreaux ( par Mamoudou Babila Keita).</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 14:19:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Foniké Menguè et Billo Bah ne sont ni des criminels, ni des fugitifs. Ce sont des citoyens engagés, des figures de la société civile guinéenne, dont le seul tort aura été de dénoncer les dérives autoritaires du CNRD, d’appeler à la mobilisation pacifique et citoyenne contre la fermeture des médias, la cherté de la vie [&#8230;]</p>
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<p>Foniké Menguè et Billo Bah ne sont ni des criminels, ni des fugitifs. Ce sont des citoyens engagés, des figures de la société civile guinéenne, dont le seul tort aura été de dénoncer les dérives autoritaires du CNRD, d’appeler à la mobilisation pacifique et citoyenne contre la fermeture des médias, la cherté de la vie et l’érosion inquiétante de l’État de droit. Pour cela, ils ont été enlevés, portés disparus de force et réduits au silence.</p>



<p>Foniké Menguè et Billo Bah ont disparu. Oui, disparus comme des ombres gênantes dans une République prise en otage par un groupe de militaires sans foi ni loi. Et pourtant, le peuple pour lequel ils se sont levés, le peuple qu’ils ont défendu au péril de leur liberté, le peuple qui aurait dû faire trembler les fondations de la junte cruelle du CNRD par sa colère&#8230; ce peuple s’est tu, lâchement.</p>



<p>Les médias ? Silencieux.</p>



<p>Les élites ? Absentes.</p>



<p>Les religieux ? Complices par leur mutisme.</p>



<p>Les syndicats ? Résignés.</p>



<p>Le Barreau ? Anesthésié par la peur.</p>



<p>La Guinée, autrefois terre de résistance, est-elle devenue une nation résignée ? Une société anesthésiée, qui regarde ses défenseurs tomber sans lever le petit doigt ?</p>



<p>Ce silence, cette froideur, cette lâcheté collective fait écho à d’autres tragédies historiques. Lorsque Che Guevara fut trahi par un berger bolivien, celui-ci justifia son geste par une peur ridicule : « Le crépitement des armes effrayait mes bêtes. » Ce n’est pas l’ennemi qui l’a vaincu, c’est le peuple pour lequel il se battait.</p>



<p>De même, quand Mohamed Karim, patriote égyptien, fut condamné à mort pour avoir résisté à Napoléon, il demanda à ses compatriotes de payer sa rançon. Aucun ne leva le petit doigt. Pire, ils le qualifièrent de fauteur de troubles. Napoléon en conclut : « Ce n’est pas pour avoir tué mes soldats que tu seras exécuté, mais pour avoir combattu pour des lâches. »</p>



<p>Ce parallèle historique reflète exactement la douloureuse situation guinéenne. Le peuple souverain de Guinée laisse faire. Les médias se terrent. Les partis politiques font le dos rond. Les syndicats se taisent. Les religieux prient en silence. Le peuple, lui, détourne le regard. L’oubli devient réflexe national, et la résignation, une seconde nature.</p>



<p>Mais à force de laisser briser les voix qui portent l’espoir d&rsquo;une nation, à force d’ignorer les cris d’alarme, à force de trahir ceux qui osent dire la vérité et défendre l&rsquo;État de droit, la Guinée creuse sa propre tombe démocratique.</p>



<p>La disparition de Foniké Menguè et Billo Bah n’est pas un fait divers. C’est le symptôme d’un régime qui se radicalise, et d’une société qui abdique. Se taire aujourd’hui, c’est consentir à la forfaiture. C’est cautionner le mal. C’est devenir complice de la dérive.</p>



<p>Rappelons-nous des mots du réformateur syrien Mohamed Rachid Rida : « Se révolter pour un peuple ignorant, c’est s’immoler pour éclairer la route à un aveugle. » À ce rythme, ce peuple ne verra même pas le précipice vers lequel on le mène.</p>



<p>Il est encore temps de dire NON. Il est encore temps de réagir. Pas pour Foniké Menguè et Billo Bah uniquement, mais pour tous les disparus. Pour nous-mêmes, et pour la nation tout entière. Car un jour viendra où ce silence que l’on croit aujourd’hui confortable deviendra notre propre prison à ciel ouvert… pour encore des décennies.</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-background-color has-background">Mamoudou Babila KEÏTA, Journaliste d&rsquo;investigation et Editorialiste </p>
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		<title>Guinée : Parcours inspirant et exceptionnel de M. Nouhou SANOH (Par Ibrahima Mansaré).</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adminra]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 21:34:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du franco-arabe de N&#8217;Zérékoré aux universités saoudiennes, couronné par un MBA en planification financière à l’Université Laval au Canada en 2025, quel parcours remarquable ! Issu d’un cursus franco-arabe, de l’école primaire jusqu’à l’université, M. SANOH est un polyglotte averti et un scientifique au talent exceptionnel et au savoir rare. Parlant couramment l’arabe, le français [&#8230;]</p>
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<p><strong><em>Du franco-arabe de N&rsquo;Zérékoré aux universités saoudiennes, couronné par un MBA en planification financière à l’Université Laval au Canada en 2025, quel parcours remarquable !</em></strong></p>



<p>Issu d’un cursus franco-arabe, de l’école primaire jusqu’à l’université, M. SANOH est un polyglotte averti et un scientifique au talent exceptionnel et au savoir rare. Parlant couramment l’arabe, le français et l’anglais, il incarne l’excellence plurilinguistique.</p>



<p>En juin 2012, il est lauréat de l’Institut islamique Aboubakr Sidik à N&rsquo;Zérékoré, obtenant son baccalauréat avec la mention Excellent.</p>



<p>Cette performance académique lui ouvre les portes d’une bourse d’excellence en Arabie Saoudite, où il rejoint les meilleurs étudiants venus du monde entier.</p>



<p>C’est en 2013 qu’il atterrit à Riyad, la capitale saoudienne, pour poursuivre ses études à la prestigieuse Université Al-Imam Mohammed Ibn Saoud.</p>



<p><strong><em>Son parcours s’inscrit dans une logique d’objectifs bien définis : se projeter dans l’avenir, intégrer l’élite intellectuelle mondiale et mieux servir sa patrie, la Guinée, qui manque cruellement de spécialistes en management et en finance.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img  title="" width="768" height="1024"   alt="65897070-9b77-4a5a-a4ce-d3069de883a0-768x1024 Guinée : Parcours inspirant et exceptionnel de M. Nouhou SANOH (Par Ibrahima Mansaré)."  class="wp-image-958 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://reveil-africain.org/wp-content/uploads/2025/06/65897070-9b77-4a5a-a4ce-d3069de883a0-768x1024.jpeg" srcset="https://reveil-africain.org/wp-content/uploads/2025/06/65897070-9b77-4a5a-a4ce-d3069de883a0-768x1024.jpeg 768w, https://reveil-africain.org/wp-content/uploads/2025/06/65897070-9b77-4a5a-a4ce-d3069de883a0-225x300.jpeg 225w, https://reveil-africain.org/wp-content/uploads/2025/06/65897070-9b77-4a5a-a4ce-d3069de883a0-1152x1536.jpeg 1152w, https://reveil-africain.org/wp-content/uploads/2025/06/65897070-9b77-4a5a-a4ce-d3069de883a0.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>Dans cette optique, il s’inscrit d’abord au Centre des aptitudes linguistiques, où il obtient un certificat d’aptitude en enseignement de la langue arabe et des sciences islamiques.</p>



<p>Poursuivant son chemin avec ambition, il rejoint ensuite la Faculté d’économie, de gestion et des sciences administratives, où il décroche une licence en finance, avec mention.</p>



<p>Choisissant l’option finance, il renforce également ses compétences en anglais et en mathématiques — deux atouts majeurs dans le domaine financier à l’échelle internationale.</p>



<p>Dans le but d’atteindre l’excellence en anglais, il effectue un voyage d’études en Ouganda, le pays d’Abdoul Swammad et Ashraf. Ce séjour lui permet de parfaire son anglais et de se préparer avec succès à l’examen IELTS (International English Language Testing System), reconnu mondialement.</p>



<p>Passionné de finance, ce choix de spécialisation s’impose naturellement à lui. Il suit un parcours universitaire enrichissant qui lui offre de nombreuses opportunités dans le monde fascinant de la finance.</p>



<p>À l’issue de son programme en 2021, aspirant à une carrière internationale dans la finance, il décide — avec le soutien de sa famille et notamment de son oncle, M. Oumar Fofana — de poursuivre un MBA en finance à l’Université Laval.</p>



<p>Il réussit brillamment les tests de connaissance en français (TCF) et en anglais (IELTS), maîtrisant désormais trois langues internationales.</p>



<p>À Laval, il s’inscrit au programme de Maîtrise en administration des affaires (MBA). Il valide avec succès les différentes étapes du programme et poursuit également la prestigieuse certification CFA (Chartered Financial Analyst), l&rsquo;une des plus respectées au monde dans le domaine de la finance don’t il passera l’examen du niveau 2 en novembre prochain.</p>



<p>Aujourd’hui, son MBA en planification financière en poche, issu de l&rsquo;une des universités les plus prestigieuses du monde, M. SANOH incarne l&rsquo;excellence et l’espoir pour la jeunesse guinéenne.</p>



<p>Si l’unité de mesure du développement d’un pays est son niveau d’émancipation intellectuelle, alors des parcours comme celui de M. SANOH sont essentiels pour bâtir une Guinée prospère.</p>



<p>De la médersa de N’Zérékoré à l’Université Laval : quel parcours riche, admirable et exemplaire ! Recevez nos sincères félicitations, M. SANOH. Le franco-arabe reste et demeure un atout majeur vers un succès triomphal.</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-background-color has-background">Dr.  Ibrahime MANSARE, Secrétaire Général du SNEFAG et consultant en Finance Islamique </p>
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		<title>Guinée :  « Je voudrais donc faire une pause par respect pour ma famille et mes amis… », annonce Me Mohamed Traoré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adminra]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 14:14:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Chers tous ! Je voudrais vous remercier très sincèrement, en mon nom et au nom de ma famille, pour vos très nombreux témoignages de compassion à travers vos visites à mon domicile, les appels téléphoniques et autres. En dépit des sévices que j&#8217;ai subis, je parviens à recouvrer ma santé grâce à mes médecins [&#8230;]</p>
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<p>« Chers tous !</p>



<p>Je voudrais vous remercier très sincèrement, en mon nom et au nom de ma famille, pour vos très nombreux témoignages de compassion à travers vos visites à mon domicile, les appels téléphoniques et autres. En dépit des sévices que j&rsquo;ai subis, je parviens à recouvrer ma santé grâce à mes médecins et surtout grâce à votre soutien moral. J&rsquo;ai compris que ma famille et moi ne sommes pas seuls dans cette épreuve.</p>



<p>Comme je l&rsquo;ai dit à mes confrères, je peux m&rsquo;estimer heureux car j&rsquo;aurais pu connaître un sort bien plus triste au regard de ce qui est arrivé à d&rsquo;autres compatriotes.</p>



<p>Je reste convaincu cependant que « rien ne nous atteindra sauf ce que Allah a prescrit pour nous. Il est notre Maître. C&rsquo;est en Allah que les croyants mettre leur confiance ».</p>



<p>Je reste convaincu aussi qu&rsquo;il n&rsquo;y a de force et de puissance qu&rsquo;en Allah.</p>



<p>Ceux qui ont agi ont voulu non seulement me faire du mal mais aussi et surtout me briser moralement. Je savais que j&rsquo;étais dans la ligne de mire de certains à cause de mes prises de position. Mais au fond de moi, je ne pensais commettre aucun crime en m&rsquo;exprimant sur la conduite des affaires de mon pays comme cela est permis à tout citoyen. C&rsquo;est pourquoi, j&rsquo;ai continué à m&rsquo;exprimer en dépit des conseils qui m&rsquo;ont été prodigués par mes parents et mes amis. Je vois que ce sont eux qui avaient raison.</p>



<p>Mais une chose reste claire, le destin n&rsquo;appartient qu&rsquo;à Dieu.</p>



<p>Je voudrais donc faire une pause par respect pour ma famille et mes amis qui insistent pour que je fasse comme tout le monde. En voyant mes enfants pleurer et ma fille aînée giflée par un de mes ravisseurs qui n&rsquo;a pas pensé un seul instant qu&rsquo;il pouvait avoir une fille du même âge, j&rsquo;ai compris que je les mettais en danger sans qu&rsquo;ils n&rsquo;aient eux-mêmes cherché cela.</p>



<p>Ils ne sont pas même conscients de mon engagement. Ils ne devraient donc pas en subir les conséquences.</p>



<p>Je remercie et rend hommage à mon épouse qui, pendant ces instants de brutalité, a fait preuve d&rsquo;une sérénité insoupçonnée pour gérer la situation et a même eu le temps de faire deux rakats (deux unités de prières) pour implorer la protection divine car en ce moment Seul Dieu pouvait nous protéger.</p>



<p>Encore une fois, merci à toutes et à tous. Me Mohamed Traoré, Ancien Bâtonnier .»</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-background-color has-background">réveil-Africain.org/Com avec MosaiqueGuinee.Com</p>
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		<title>Guinée : Quand l’ignorance gouverne, la barbarie devient la loi (Par Mamoudou Babila Keita ).</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 19:11:44 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On étudie pour humaniser le cerveau, pour l’armer de morale, l’illuminer de conscience, afin que l’homme agisse avec raison, retenue et discernement. On s’instruit pour comprendre que la vie humaine a une valeur, que le pouvoir est un service, que la justice ne se tord pas au gré des caprices d’un uniforme ou des délires [&#8230;]</p>
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<p><strong><em>On étudie pour humaniser le cerveau, pour l’armer de morale, l’illuminer de conscience, afin que l’homme agisse avec raison, retenue et discernement.</em></strong></p>



<p>On s’instruit pour comprendre que la vie humaine a une valeur, que le pouvoir est un service, que la justice ne se tord pas au gré des caprices d’un uniforme ou des délires d’un despote.</p>



<p>Mais ceux qui n’ont pas étudié, ou qui ont fui la lumière de l’esprit, n’agissent que par la force.</p>



<p>La brutalité est leur langage.</p>



<p>La répression, leur outil.</p>



<p>La peur, leur religion.</p>



<p>Ils répriment là où ils devraient dialoguer.</p>



<p>Ils tuent là où ils devraient écouter.</p>



<p>Ils bâillonnent là où ils devraient protéger.</p>



<p>Car l’ignorance, quand elle s’empare d’un État, devient une machine de répression froide et aveugle. Elle confond autorité et brutalité, respect et soumission, critique et trahison. Elle voit dans le savoir une menace, dans la pensée un danger, dans la vérité un ennemi à abattre.</p>



<p>Ceux qui ont fui la lumière de la pensée voient dans chaque intellectuel un ennemi, dans chaque voix critique un complot, dans chaque vérité une insubordination. Alors, ils traquent les journalistes, persécutent les activistes, réduisent au silence les avocats, achètent la conscience des syndicalistes, emprisonnent les citoyens ordinaires, écartent les militaires intellectuels. Ils s’acharnent sur les consciences parce que la pensée libre dérange l’instinct brutal.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si l’on contraint les esprits libres à l’exil et qu’on glorifie les béni-oui-oui et protéger les médiocres. La conscience dérange les médiocres !</p>



<p>La Guinée traverse aujourd’hui une période sombre, non pas seulement politique, mais intellectuelle et morale. Une période sombre où la médiocrité gouverne, où le débat est remplacé par la matraque et où la raison est muselée par le fusil.</p>



<p>Mais il faut le dire haut et fort :</p>



<p>On ne gouverne pas un peuple avec des matraques.</p>



<p>On ne dirige pas une nation avec des fusils.</p>



<p>On ne construit pas l’avenir d&rsquo;un pays en kidnappant les porteurs de lumière.</p>



<p>Quand la violence remplace le droit, quand l’ignorance écrase la sagesse, le pays devient une jungle où la raison est enchaînée et la dignité piétinée.</p>



<p>L’Histoire nous enseigne que toutes les dictatures fondées sur l’ignorance s’effondrent, tôt ou tard, sous le poids de leur propre absurdité. Car la conscience peut être bâillonnée un moment, mais jamais à jamais.</p>



<p>Le jour vient toujours, où la lumière rattrape l’ombre.</p>



<p>Et ce jour-là, aucun treillis, aucun mensonge, aucune manipulation, aucune terreur ne tiendra face à la révolte des cœurs éveillés. Le peuple, éclairé par ceux qu’on voulait faire taire, rejettera l’obscurantisme en treillis, pour reconstruire un pays debout, libre, juste et digne.</p>



<p>Pauvre Guinée !</p>



<p>Nous sommes assignés, affligés, exilés et abandonnés.</p>



<p>Nous sommes kidnappés, violentés et tués.</p>



<p>Nous sommes emprisonnés, réprimés et persécutés.</p>



<p>Nous sommes sacrifiés, choqués et indignés.</p>



<p>Maintenant, nous sommes révoltés, car trop s&rsquo;est trop.</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-background-color has-background">Mamoudou Babila KEÏTA, Journaliste d&rsquo;investigation</p>
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		<title>Guinée /Transition : conflits d’allégeances et stratégies de survie (Par Tibou Kamara).</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adminra]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 14:43:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Il ne faut pas dire : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau. » Cette maxime résonne avec force en Guinée, où le discours sur la nécessité du changement reste l’unique constante. Dans ce pays marqué par des volte-face sans fin et une migration politique permanente, la plupart des citoyens ont le « [&#8230;]</p>
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<p><em>« Il ne faut pas dire : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau. » Cette maxime résonne avec force en Guinée, où le discours sur la nécessité du changement reste l’unique constante. Dans ce pays marqué par des volte-face sans fin et une migration politique permanente, la plupart des citoyens ont le « destin de la feuille morte ».</em></p>



<p>Ici, la leçon d’Edgar Faure est gravée au fronton de l’histoire et hante toutes les consciences : « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent. » La célèbre réplique pour justifier ses revirements politiques, notamment son ralliement au général de Gaulle.</p>



<p>Une question s’impose alors : est-ce le Guinéen, réputé malléable, corvéable et taillable à merci, qui s’adapte au chef, ou c’est ce dernier qui finit par succomber à ses charmes et tomber dans ses pièges ? Quoi qu’il en soit, l’homme guinéen ne se presse jamais avec ses dirigeants, quels qu’ils soient. Il parvient toujours à les contraindre de se dédire, de céder à ses avances après leur avoir fait croire qu’ils sont les seuls maîtres du jeu et du temps. À tous, il a été promis que le dernier mot leur reviendrait… avant qu’ils ne découvrent, à leurs dépens, que rien n’est éternel et que personne n’est invincible.</p>



<p>Tandis que le chef se persuade de détenir toutes les cartes, de dicter la marche à suivre et de fixer l’agenda selon son bon vouloir, il devient en réalité l’otage de groupes d’intérêts et de réseaux d’influence hétéroclites. Les messages d’aujourd’hui démentent les serments d’hier et brouillent les espérances de demain. Renaître de ses cendres, tel le phénix, ou émerger des ruines de régimes déchus reste possible pour quiconque, à une époque où les convictions sont réversibles et les engagements mouvants.</p>



<p>Qui aurait cru que l’on retomberait si vite, après la rupture annoncée et la révolution promise, dans les errements d’un passé récent ? D’une doctrine radicale de « non-recyclage » – justifiant de jeter « le bébé avec l’eau du bain » –, on glisse vers un racolage de voix et une cour assidue à de « vieilles marmites », pourtant peu réputées pour leurs « bonnes sauces ».</p>



<p>Sans doute a-t-on enfin compris qu’il est difficile de bâtir du neuf sans associer l’ancien.</p>



<p>Ceux qui ont prôné à la hâte le « non-recyclage », par crainte d’une concurrence déloyale ou d’être éclipsés par des esprits plus brillants – tant le pays regorge de compétences éprouvées –, vivent désormais dans l’angoisse d’être déclassés par des bataillons de renforts issus de tous les horizons et de toutes les générations politiques. Tel est pris qui croyait prendre !</p>



<p>La morale d’une autre fable de La Fontaine, Le Rat et l’Huître, illustre parfaitement le retour des bannis d’hier : « La vengeance est un plat qui se mange froid. » Les « petits » se feront toujours dévorer par les « grands », et comme le rappelle la sagesse africaine : « Les enfants savent courir, mais ne savent pas se cacher. »</p>



<p>On ne saurait opposer une Guinée à une autre dans une logique manichéene, construire une nation en excluant les uns au gré des humeurs ou des intérêts éphémères des autres. Nul ne détient le monopole de la vertu, de la vérité ou du patriotisme, ni ne peut prédire l’avenir. Par conséquent, comme les voies du Seigneur sont impénétrables, aucun homme ne peut dicter le destin d’une communauté entière.</p>



<p class="has-vivid-green-cyan-color has-text-color has-link-color wp-elements-32debc770db5e5f869c72e8bf3c27cda"><strong>Tibou KAMARA</strong>, Ancien Ministre et Journaliste </p>



<p></p>
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