𝐋𝐞 𝐌𝐎𝐔𝐕𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐑É𝐅𝐎𝐑𝐌𝐀𝐓𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐃𝐄 𝐋’𝐔𝐅𝐃𝐆 : 𝐮𝐧𝐞 𝐫é𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞 𝐥𝐮𝐜𝐢𝐝𝐞 à 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐥’é𝐯𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐂𝐡𝐚𝐫𝐥𝐞𝐬 𝐃𝐚𝐫𝐰𝐢𝐧 nous a laissé une vérité universelle : 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐬’𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐢𝐯𝐞𝐧𝐭, 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭.. Cette règle de la sélection naturelle, souvent invoquée dans le règne animal, s’applique tout autant aux réalités politiques. Dans un environnement en constante mutation, l’immobilisme est une voie vers l’obsolescence.

Le 𝐌𝐎𝐔𝐕𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐑É𝐅𝐎𝐑𝐌𝐀𝐓𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐃𝐄 𝐋’𝐔𝐅𝐃𝐆 incarne cette conscience aigüe du besoin d’adaptation. Alors que la Guinée traverse une période charnière, marquée par des crises de légitimité, une profonde méfiance citoyenne et un besoin pressant de refondation démocratique, 𝐥’𝐔𝐅𝐃𝐆 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐬𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐟𝐢𝐠é𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐡é𝐦𝐚𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬é. Et, cette conscience du besoin d’adaptation aux réalités du moment qu’incarne le 𝐌𝐑-𝐔𝐅𝐃𝐆 se déploie essentiellement en tenant compte des exigences fondamentales ci-après :
– 𝐒’𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞𝐫 𝐨𝐮 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐚î𝐭𝐫𝐞 : 𝐮𝐧𝐞 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐯𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞.
Les initiateurs du 𝐌𝐑-𝐔𝐅𝐃𝐆 ont su lire les signes du temps. Leur engagement ne vise pas à trahir l’âme du parti, mais à le renforcer, le moderniser et l’inscrire dans l’avenir. Car un parti politique qui refuse d’évoluer finit par devenir un souvenir, un vestige sans influence.
Comme le chante si justement 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐥𝐨𝐧𝐝𝐲 :
« 𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞, 𝐭𝐨𝐮𝐭 é𝐯𝐨𝐥𝐮𝐞. 𝐒𝐞𝐮𝐥𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐦𝐛é𝐜𝐢𝐥𝐞𝐬 𝐧𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬. »
– 𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐠𝐫è𝐬 𝐥é𝐠𝐢𝐭𝐢𝐦𝐞
C’est pourquoi 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐝-𝐡𝐨𝐜 𝐩𝐚𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝é𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐚𝐥𝐢𝐭é𝐬 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐠𝐫è𝐬 𝐝𝐮 6 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 2025 𝐬’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐞𝐬𝐮𝐫𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐬𝐩𝐞𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞. Cette instance devra garantir une gestion équitable, transparente et apaisée des candidatures, afin d’éviter toute remise en cause de la légitimité du processus et de prévenir les crises internes.
– 𝐑é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐮𝐫𝐞𝐫, é𝐯𝐨𝐥𝐮𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐫
𝐅é𝐥𝐢𝐱 𝐇𝐨𝐮𝐩𝐡𝐨𝐮ë𝐭-𝐁𝐨𝐢𝐠𝐧𝐲 rappelait que : « L𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐫é𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐫é𝐚𝐥𝐢𝐭é𝐬 𝐝𝐮 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭. »
Refuser d’analyser avec lucidité les mutations actuelles revient à condamner l’𝐔𝐅𝐃𝐆 à l’insignifiance. Réformer, ce n’est pas trahir ; c’est anticiper, protéger et repositionner.
𝐃𝐚𝐫𝐰𝐢𝐧 l’affirmait sans ambages : « 𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐧’é𝐯𝐨𝐥𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐦𝐞𝐮𝐫𝐭. »
– Ê𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐡é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞
Dans ce processus de réforme, 𝐥𝐚 𝐫é𝐜𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐝é𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐫é𝐢𝐧𝐭é𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐎𝐮𝐬𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐆𝐚𝐨𝐮𝐚𝐥 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐥𝐨 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐔𝐅𝐃𝐆 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 ê𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐠𝐧𝐨𝐫é𝐞 𝐧𝐢 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐦𝐢𝐬é𝐞. Elle doit être pleinement respectée. Mieux encore, elle doit ouvrir la voie à la remise en cause de toutes les exclusions arbitraires et des révocations contraires aux textes du parti. Car on ne peut prétendre bâtir un parti juste et moderne sur des pratiques de mise à l’écart injustifiées.
La cohérence exige que l’𝐔𝐅𝐃𝐆 tourne la page des règlements de compte et engage une véritable réconciliation interne, dans l’esprit des valeurs démocratiques qu’il revendique depuis sa création.
– 𝐋𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐜𝐢𝐝𝐢𝐭é 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é
La Guinée ne pourra réussir sa refondation sans que ses grandes forces politiques ne s’inscrivent dans une dynamique de renouveau. Et l’UFDG, principal acteur de l’opposition depuis deux décennies, ne peut ignorer cette exigence. 𝐋’𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐬𝐭 à 𝐥’𝐚𝐮𝐝𝐚𝐜𝐞, à 𝐥𝐚 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐯𝐨𝐲𝐚𝐧𝐜𝐞, à 𝐥𝐚 𝐫é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞.
L’immobilisme étant une impasse, nous disons que seule l’intelligence du changement permettra au parti de rester un acteur moteur dans la construction d’un avenir démocratique et juste.
Et nous, au 𝐌𝐑-𝐔𝐅𝐃𝐆, nous avons fait le choix de bouger avec cette intelligence du changement constructif.
𝐉𝐨𝐚𝐜𝐡𝐢𝐦 𝐁𝐚𝐛𝐚 𝐌𝐈𝐋𝐋𝐈𝐌𝐎𝐔𝐍𝐎, 𝐏𝐨𝐥𝐢𝐭𝐨𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞,𝐌𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐞𝐚𝐮 𝐄𝐱é𝐜𝐮𝐭𝐢𝐟 𝐝𝐞 𝐥’𝐔𝐅𝐃𝐆
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