Leadership africain : Le renouveau de la Finance africaine.

Ngueto Tiraina Yambaye, l’homme qui a réussi à façonner et répositionner la finance africaine dans l’architecture mondiale.

À rebours des postures tapageuses, Ngueto Tiraina Yambaye s’est imposé comme l’un des esprits les plus structurants de la finance africaine contemporaine. Directeur général du Fonds africain de Garantie et de Coopération Economique (FAGACE), il a fait de la garantie financière un instrument stratégique au service des États, des PME et de l’économie réelle.

Portrait d’un bâtisseur méthodique dont l’influence dépasse largement les chiffres.

Il n’élève jamais la voix, mais son autorité s’impose naturellement. Dans les cercles financiers africains, Ngueto Tiraina Yambaye est de ceux dont la parole compte, précisément parce qu’elle est rare, pesée, ancrée dans l’expérience. À la tête du Fonds africain de garantie et de coopération économique, le FAGACE, il incarne une forme de leadership silencieux, fait de rigueur intellectuelle, de constance et d’une vision profondément tournée vers l’impact. Son principe de vision stratégique repose sur sa chère théorie des 3R : Rigueur-Responsabilité-Redevabilité qui continue d’avoir encore plus de résultats et d’impacts.

Son parcours raconte d’abord une fidélité à l’exigence. Ingénieur financier formé à HEC de l’Université de Genève, Economiste reconnu formé au CERDI de l’Université Clermont-Auvergne, Ngueto Tiraina Yambaye appartient à cette génération de technocrates africains qui ont appris à maîtriser les codes de la finance internationale sans jamais perdre de vue les réalités du continent. Très tôt, il comprend que la crédibilité ne se décrète pas. Elle se construit patiemment, au croisement du savoir, de la discipline et de la capacité à écouter plus.

Ancien Directeur Exécutif du Fonds monétaire international pour l’Afrique, il a longtemps évolué au cœur des grandes institutions où se dessinent les équilibres macroéconomiques mondiaux. Cette immersion dans les hautes sphères de la gouvernance financière lui offre une compréhension fine des mécanismes globaux, mais aussi de leurs limites. Là où certains se satisfont des modèles et des projections, lui perçoit ce qui manque souvent à ces constructions théoriques. Le lien avec l’économie réelle.

“L’économie africaine est un paradoxe car les richesses potentielles sont énormes mais nous avons beaucoup de la peine à les transformer en réalité dit-il. Il est possible de trouver des voies alternatives au problème du sous-financement de l’Afrique “.

Aujourd’hui Senior Fellow à la FERDI et au CERDI de l’Universté Clermont-Auvergne, Président du Club des Dirigeants des banques et établissements financiers d’Afrique, il occupe une position stratégique singulière. Celle d’un homme-relai entre régulateurs, banquiers et entrepreneurs. Une interface précieuse, dans un continent où les incompréhensions entre sphères financières et productives freinent encore trop souvent le développement.

Il s’agit donc pour Monsieur YAMBAYE de faire de L’écosystème système financier africain une base complete où tous les acteurs travaillent en synergie et de manière complémentaire avec des objectifs précis d’inclusion financière totale.

Les distinctions qui jalonnent son parcours disent quelque chose de cette reconnaissance transversale. Plus d’une vingtaine de prix africains et internationaux sont venus saluer son action, du Prix du Manager des institutions financières à Dakar au Business Leadership Awards de Bruxelles, en passant par le Trophée de la personnalité économique de l’année à Ouagadougou, l’Africain de l’année en 2023 à Dakar, pluasieurs fois champion de la Gouvernance etc. Mais chez Monsieur YAMBAYE, les honneurs ne sont jamais une finalité. Ils sont des signaux, parfois utiles, jamais déterminants.

Plus révélatrices encore sont les décorations attribuées par plusieurs États africains. De la Guinée équatoriale au Sénégal, du Bénin à la Centrafrique, du Burkina Faso à Madagascar, du Mali, les marques de confiance institutionnelle se multiplient. Son élévation à la Dignité de Grand Officier de la CEMAC et de Grand Commandeur de l’Ordre de Mérite du FAGACE par le Conseil des Gouverneur consacre un engagement constant en faveur de l’intégration économique régionale.

Faire d’un outil financier un levier de souveraineté économique

Lorsque Ngueto Tiraina Yambaye prend la direction du FAGACE, l’institution existe, mais son potentiel reste très partiellement exploité.

Le défi est de taille : Transformer un instrument de Garantie en un mécanisme stratégique capable de soutenir les banques et les marches financier pour d’accompagner durablement les économies africaines en mal de financement.

Dès sa prise de fonction, il imprime une ligne claire: le FAGACE doit être au service de ses États membres en étant à l’écoute des besoins préssents des marchés. Une évidence en apparence, mais une rupture dans un univers parfois marqué par une logique institutionnelle de mimétisme.

La gouvernance est repensée, les procédures modernisées, la transparence renforcée. Mais au-delà des réformes structurelles, c’est une philosophie d’action qui s’installe. Pour Ngueto Tiraina Yambaye, une institution de garantie ne peut se limiter à couvrir des risques. Elle doit comprendre les projets, anticiper les fragilités, accompagner les acteurs sur la durée à travers son assistance technique.

C’est dans cette optique qu’il initie la création de l’Institut du FAGACE. Une académie d’excellence conçue comme un espace de réflexion, d’échanges d’expériences et de montée en compétences pour les banques et les acteurs financiers africains.

L’enjeu est de bâtir un socle commun de connaissances, d’harmoniser les pratiques et de rapprocher les stratégies de financement des besoins réels des économies. Les banques deviennent alors des partenaires à part entière, engagés dans une logique de co-construction et de partage des risques.

Les résultats suivent et sont sans appel ! Sous son premier mandat, le plan stratégique 2021–2025 a permis de mobiliser plus de cinq mille milliards de francs CFA en credit au profit des économies africaines. Derrière ce chiffre, des milliers de projets financés, des infrastructures essentielles, des investissements productifs relancés, des emplois créés. Le FAGACE s’impose progressivement comme un acteur central et de reference du financement du développement, bien au-delà de son rôle initial.

Réconcilier la finance avec les champs, les ateliers et les PME

Pour Monsieur YAMBAYE, l’une des erreurs majeures de la finance africaine a été de s’éloigner de ses fondements. Trop longtemps, les PME, les PMI et le monde rural ont été considérés comme périphériques, voire trop risqués. Lui défend une lecture inverse. Ces acteurs constituent le cœur battant de l’économie africaine et la clé de sa transformation et de sa souveraineté.

Son plaidoyer en faveur de l’agriculture est sans ambiguïté. Selon lui, la sécurité alimentaire et la puissance économique future du continent reposent sur la capacité à libérer le potentiel des entrepreneurs ruraux. L’Afrique, insiste-t-il, peut nourrir le monde si elle investit dans son génie agricole. À condition de structurer les projets, de sécuriser les financements et d’accompagner les porteurs d’initiatives.

Il identifie un obstacle souvent sous-estimé. L’argent seul ne suffit pas pour se développer. Le véritable goulot d’étranglement réside dans la structuration des Projets. Sans ingénierie solide, sans gouvernance claire, le capital financier reste stérile. Le rôle du FAGACE devient alors celui d’un facilitateur, capable de transformer des idées prometteuses en projets bancables.

Cette approche de terrain vaut à l’institution une reconnaissance croissante. Lors du Salon des Banques et PME de l’UEMOA, le FAGACE reçoit un trophée saluant plusieurs années de partenariat actif au service des entreprises. Une distinction qui confirme la pertinence d’une stratégie fondée sur la proximité et l’impact concret.

À l’heure où le plan stratégique 2021–2025 s’achève, Monsieur YAMBAYE regarde déjà vers l’avenir. Le prochain cycle, couvrant la période 2026–2030, ambitionne de positionner le FAGACE comme une référence mondiale en matière de garantie et de financement accéléré du développement. L’objectif est clair. Amplifier l’effet de levier, accompagner la transformation des systèmes productifs et faire émerger des champions africains capables de s’inscrire durablement dans les chaînes de valeur régionales et mondiales.

Chez lui, la vision n’est jamais incantatoire. Elle s’inscrit dans une continuité assumée, fondée sur l’impact mesurable et l’ancrage territorial. La finance, rappelle-t-il, n’est qu’un outil. Un moyen au service des territoires, des populations et de la souveraineté économique.

Le Professeur Ngueto Tiraina YAMBAYE incarne ainsi une figure devenue rare en Afrique. Celle d’un dirigeant africain à la fois parfaitement à l’aise dans les cercles internationaux et profondément attaché aux réalités du terrain. Son héritage en construction dessine les contours d’une finance africaine réconciliée avec ses fondamentaux. Une finance qui irrigue, qui structure, qui bâtit. À son image, sans fracas, mais avec méthode.

Un homme à succès sans ambition politique, ni Agenda politicien force toujours l’admiration, l’estime et le respect au niveau international mais comme nul n’est prophète chez soi, on comprend bien pourquoi il brille plus à l’international que dans sa terre natale, au pays de Toumai.

Source : David Yantoingar 

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