Nations unies (États-Unis) : Michelle Bachelet espère que le monde est « prêt » pour une femme à la tête de l’ONU.
Par Réveil-Africain.Org Avec AFP.
L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, candidate pour être secrétaire générale de l’ONU, a dit espérer mardi que le monde soit enfin « prêt » pour une femme à ce poste.
Depuis la création des Nations unies à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, les neuf secrétaires généraux ont tous été des hommes, et de nombreux pays plaident depuis plusieurs années pour la nomination d’une femme.
En 2016, malgré plusieurs candidates, Antonio Guterres avait remporté la course.
« Si je suis polie, je dirais que le monde n’était pas prêt. Est-ce qu’il est prêt maintenant ? J’espère », a déclaré Michelle Bachelet à la presse à l’issue de trois heures d’audition devant les Etats membres.
« Ce serait un très bon signal (…). Cela donnerait de l’espoir à beaucoup de gens », a-t-elle ajouté.
Dans un monde traversé par les guerres, la candidate a plaidé devant les Etats membres pour reconstruire la confiance envers l’ONU, notamment en poursuivant la réforme de l’organisation en pleine crise politique et financière.
Elle a également plaidé pour un secrétaire général « présent sur le terrain », qui soit « la voix de la morale » et capable de « dire ce (qu’il ou elle) pense » même sous la pression des Etats puissants.
Alors que la défiance envers l’ONU est souvent illustrée par la paralysie du Conseil de sécurité sur de nombreux dossiers brûlants, elle a reconnu qu’elle n’avait pas de « formule magique » pour changer les choses.
« Je n’ai pas de potion magique que je pourrais donner à boire aux Etats membres, en particulier le P5 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ndlr) et qui ferait qu’ils deviennent tous amis », a-t-elle déclaré devant la presse.
Interrogée sur ce qui fait d’elle la meilleure candidate pour succéder à Antonio Guterres le 1er janvier 2027, Michelle Bachelet, 74 ans, a insisté sur sa « grande expérience ».
Mais « ne me parlez pas d’âge », a-t-elle lancé. « Je dis toujours que j’ai une jeunesse cumulative. »
Auditionné lui aussi mardi, Mariano Grossi a mis en avant la nécessité pour le futur secrétaire général d’aller « vraiment » sur le terrain, insistant sur son engagement en ce sens à la tête de l’Agence internationale pour l’Energie atomique (AIEA).
« J’espère qu’on aura, et que je serai pour vous un secrétaire général qui ne prendra pas seulement position, mais agira aussi et sera une partie de la solution aux problèmes liés à l’utilisation de la force dans les relations internationales », a-t-il déclaré, alors que certains reprochent à Antonio Guterres de ne pas s’impliquer directement pour tenter de peser sur les conflits en Ukraine ou au Moyen-Orient.
Deux autres candidats – la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall – seront auditionnés par les Etats membres mercredi, espérant obtenir ce que la présidente de l’Assemblée générale Annalena Baerbock a décrit comme « l’un des plus durs métiers du monde ».
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