Freetown (Sierra Leone ) : l’ex-président Koroma va revenir dans son pays ce week-end.
Par Réveil-Africain.Org Avec AFP.
L’ex-chef d’Etat de la Sierra Leone Ernest Bai Koroma va revenir dans son pays ce week-end, a annoncé le vice-président sierra-léonais, quelques semaines après l’abandon des poursuites judiciaires concernant son rôle présumé dans ce que les autorités avaient qualifiées de tentative de coup d’Etat en 2023.
M. Koroma, qui a dirigé ce pays d’Afrique de l’Ouest de 2007 à 2018, avait été inculpé de trahison et d’autres infractions en janvier 2024.
Il s’était rendu au Nigeria quelques jours plus tard après avoir obtenu l’autorisation des autorités judiciaires d’y passer un maximum de trois mois pour un traitement médical, mais y est finalement resté plus de deux ans.
L’ex-président était revenu essentiellement dans son pays fin juillet, après l’abandon des poursuites, lors d’un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), à l’invitation de l’actuel président Julius Maada Bio.
« Dans un esprit de paix et de cohésion nationale, l’ancien président Dr. Ernest Bai Koroma reviendra dans le pays ce week-end », a annoncé vendredi le vice-président sierra-léonais Mohamed Juldeh Jalloh, lors d’un rassemblement de responsables locaux, de représentants de la société civile et d’habitants.
« Il arrivera à Freetown et la semaine prochaine à Makeni » (centre), son fief, où M. Jalloh a fait cette déclaration, at-il ajouté sans plus de détails dans une vidéo diffusée sur Facebook.
Samedi matin, Ernest Bai Koroma ne s’était pas exprimé publiquement.
Le Bureau du procureur général et ministre de la Justice avait indiqué mi-juillet avoir déposé un avis de cessation des poursuites pénales concernant M. Koroma et assuré que l’ex-président était « libre de retourner en Sierra Leone ».
Aucune explication n’avait été donnée sur l’abandon des charges, mais des observateurs politiques estiment que le gouvernement cherche à promouvoir l’unité nationale.
Cette annonce intervient par ailleurs avant l’élection présidentielle de 2028, déjà agitée par une réforme constitutionnelle décriée visant à réviser le code électoral, récemment adopté par le Parlement.
En novembre 2023, des hommes armés avaient pris d’assaut un arsenal militaire, deux casernes, deux prisons et deux commissariats de police, se heurtant aux forces de sécurité.
Vingt-et-une personnes avaient été tuées et des centaines de prisonniers s’étaient évadés avant que les autorités ne parviennent à reprendre le contrôle, après ce qu’elles ont qualifiées de tentative de coup d’État par des membres des forces armées.
Au moins 80 personnes avaient été arrêtées en lien avec ces affrontements, pour la plupart des militaires.
Plusieurs d’entre eux ont été condamnés à des peines allant parfois jusqu’à plus de 100 ans de prison.
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