Présidentielle Française : François Bayrou détaille les conditions de sa primaire.

Parrainage de dix parlementaires fin octobre, premier tour en janvier, vote par internet et « candidat unique » début février: François Bayrou a détaillé dimanche les conditions de la primaire du « grand fleuve central » pour laquelle il plaide, à ce jour sans succès.

« Si nous ne sommes pas ensemble, ces forces qui se sont opposées pendant longtemps, des socio-démocrates aux gaullistes, en passant évidemment par tous les engagés au centre (…), il n’y a aucune chance que nous l’emportions » face à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, a déclaré l’ancien Premier ministre en clôture de la rentrée du MoDem à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse).

A Édouard Philippe, qui refuse toute primaire, et à Gabriel Attal, qui ne l’a jamais formellement écartée, M. Bayrou a précisé « un message personnel »: « Qu’est-ce que vous craignez ? Où est le problème ? (…) Vous serez choisi par les Français. Et vous aurez une légitimité supplémentaire. »

Et le patron du MoDem de détailler les conditions de sa primaire : « Un filtre évidemment nécessaire » pour y participer, à savoir le parrainage de dix parlementaires. Et « je propose qu’on le fasse avant la fin octobre ».

« Après, on a deux mois pour qu’il y ait confrontation entre les uns et les autres, que les chaînes de télévision organisent des débats, qu’on organise des meetings. (…) Ca nous amène à la fin décembre, et puis on fait le premier tour en janvier, peut être vers le 15 janvier, quelque chose comme ça », « par internet », a développé l’ancien maire de Pau.

« On fait le deuxième tour quinze jours après ». Ainsi, « début février, les Français auront le candidat unique qu’ils attendent pour les rassurer et leur garantir que l’avenir du pays ne soit pas détruit par des bêtises électorales », a conclu M. Bayrou.

« Si on va au premier tour divisés (…) on sait que le deuxième tour ce sera le deuxième tour d’un extrême contre un autre extrême, donc une menace mortelle, mortelle pour notre pays ». « Donc on ne peut pas se permettre le luxe de la division au premier tour, donc il faut qu’on tranche la question de l’unité avant le premier tour », a-t-il insisté.

M. Bayrou a convié à la rentrée du MoDem un certain nombre de personnalités du centre-gauche (Bernard Cazeneuve) au centre-droit (Jean-Louis Borloo, Xavier Bertrand) et l’ancien commissaire européen Thierry Breton, qu’il a cité comme candidat potentiel et qui a été le seul à sembler endosser cette proposition de primaire.

Avec AFP.

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