Conakry (Guinée ) / LFR 2026 : Hausse des recettes et dépenses, baisse du PIB nominal et 913 milliards GNF pour stabiliser les hydrocarbures.

Contexte général et cadre macroéconomique

Le gouvernement guinéen a présenté devant les députés le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2026. Cette révision budgétaire intervient dans un contexte économique international incertain, marqué par des chocs extérieurs et des tensions géopolitiques qui pèsent sur l’économie nationale. En conséquence, le cadre macroéconomique subit des ajustements notables :

1-Croissance économique : L’objectif de croissance est révisé à la baisse pour s’établir à 8,26 % (soit un recul de 0,9 point).

2-PIB nominal : Le produit intérieur brut nominal enregistre un repli anticipé de 2,5 %.

3-Inflation : Le taux d’inflation moyen annuel est rehaussé à 5,2 %, contre une prévision initiale de 3,5 %.

Évolution des recettes et des dépenses publiques

En dépit des pressions macroéconomiques, le volet des recettes budgétaires affiche une hausse globale de 5,5 % (soit une augmentation de 4 206,4 milliards GNF par rapport à la loi de finances initiale). Au 15 octobre 2026, les recettes liquides mobilisées atteignent 44 225 milliards GNF, représentant 85 % des objectifs annuels.

Cette dynamique masque toutefois des évolutions sectorielles contrastées : la fiscalité intérieure progresse, tandis que les recettes fiscales minières accusent un repli. Parallèlement, les dépenses engagées s’élevaient à 29 982 milliards GNF à la mi-octobre 2026, soit 54 % des prévisions. Les dépenses d’investissement public subissent une réduction de 2 729,1 milliards GNF suite au réajustement de certains projets structurants.

Mesures de soutien au pouvoir d’achat et subvention des produits pétroliers

Afin d’amortir l’impact des fluctuations des cours pétroliers mondiaux et de préserver le pouvoir d’achat des ménages, l’État guinéen a fait le choix de maintenir le prix du carburant à la pompe à 12.000 GNF le litre. Cet effort budgétaire d’envergure se compose de deux volets principaux :

1-Exonérations fiscales : Une renonciation à 4 576,7 milliards GNF de recettes sur les produits pétroliers.

2-Mise en réserve pour la stabilisation : Une allocation spécifique de 913 milliards GNF destinée à alimenter le mécanisme de stabilisation des prix des produits pétroliers.

Au total, le soutien public au secteur pétrolier s’élève à près de 5 490 milliards GNF, soit environ 10 % de l’ensemble des recettes fiscales prévues dans le cadre de ce projet de budget rectificatif.

Réveil-Africain.Org

Partagez

Laisser un commentaire

Rattrapez les dernières actus