New Delhi (Inde ) : Deux navires à destination de l’Inde ont traversé le détroit d’Ormuz (ministère indien du Transport maritime).
Samedi, le ministère a confirmé que deux navires transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL) et battant pavillon indien avaient réussi à traverser le détroit d’Ormuz. Ces navires font désormais route vers des ports situés sur la côte ouest de l’Inde.
Rajesh Kumar Sinha, secrétaire spécial du ministère des Ports, du transport maritime et des Voies navigables, a précisé la situation lors d’un point de presse tenu à New Delhi. Il a souligné la réussite de l’opération : « Ils ont traversé le détroit d’Ormuz tôt ce matin en toute sécurité et sont en route vers l’Inde. » Cette déclaration vise à rassurer sur la capacité de l’Inde à sécuriser ses approvisionnements énergétiques, même dans un contexte régional tendu.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part substantielle du pétrole et du gaz naturel liquéfié produits dans le golfe Persique, est devenu un point focal de la crise géopolitique actuelle. Téhéran a, en effet, largement interrompu le trafic maritime sur cette route cruciale depuis le début, il y a environ deux semaines, de la campagne de bombardements menée par les forces américano-israéliennes contre l’Iran.
Cette interruption a engendré des préoccupations majeures concernant la fluidité des approvisionnements mondiaux et la sécurité du transport maritime dans la région. La décision de l’Iran de restreindre l’accès ou de perturber le transit fait suite à l’escalade des tensions et aux frappes ciblées contre son territoire. Le passage sécurisé des deux navires indiens, bien qu’un événement isolé, pourrait être interprété comme un signe encourageant, ou du moins, comme une exception notable dans le cadre des restrictions imposées par l’Iran. Il reste à déterminer si cette reprise de passage est le fruit d’accords spécifiques ou si elle présage une réouverture plus large de la voie maritime.
La communauté internationale surveille de près l’évolution de la situation dans cette zone névralgique du commerce énergétique mondial.
La rédaction Avec AFP.
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