Washington (États-Unis) : Mondial-2026: l’Italie écarte un repêchage au détriment de l’Iran.
Par Réveil-Africain.Org Avec AFP.
Des responsables italiens ont écarté jeudi un repêchage de l’Italie pour disputer la Coupe du monde de football cet été à la place de l’Iran après qu’un conseiller de Donald Trump a affirmé avoir suggéré l’idée au président américain et à la Fifa.
La Squadra Azzurra ne participera pas au Mondial pour la troisième fois consécutive après avoir été éliminé en finale des barrages européens contre la Bosnie-Herzégovine (1-1 a.p. 4 tab à 1) fin mars. Cet échec a déclenché un séisme dans le pays et provoqué des démissions en chaîne à la tête des autorités sportives.
« Premièrement, ce n’est pas possible. Deuxièmement, ce ne serait pas approprié, on se qualifie sur le terrain », a affirmé le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, cité par les agences italiennes Ansa et AGI.
Le président du Comité national olympique italien (Coni), Luciano Buonfiglio, a pour sa part assuré qu’il se sentirait « offensé » si l’Italie était repêchée de cette façon. « Il faut mériter sa place en Coupe du monde », a-t-il expliqué, selon les agences italiennes.
Alors que la guerre au Moyen-Orient fait planer le doute sur la participation iranienne, Paolo Zampolli a confirmé jeudi au Financial Times avoir suggéré l’improbable scénario à M. Trump et à Gianni Infantino, patron de la Fifa, qui a récemment assuré que l’Iran prendrait part au tournoi organisé conjointement aux États-Unis, Canada et Mexique du 11 juin au 19 juillet.
« Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États‑Unis. Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion », a déclaré le conseiller.
En 2022, après le précédent échec des Azzurri au même stade, Paolo Zampolli avait déjà suggéré – sans succès – à la Fifa de disqualifier l’Iran en raison de la violence de sa répression policière, pour repêcher l’Italie en vue du Mondial au Qatar.
Interrogée par l’AFP, l’instance mondiale du foot a renvoyé vers les récentes déclarations de Gianni Infantino.
« L’Iran sera à la Coupe du monde » et disputera comme prévu ses matches du premier tour sur le sol des États-Unis, avait-il affirmé à l’AFP fin mars en marge d’un match amical de l’Iran près d’Antalya (Turquie).
« L’Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer », avait-il encore déclaré mi-avril lors d’une conférence économique à Washington, tout en espérant une « situation pacifique » au Moyen-Orient l’été prochain.
« Le sport devrait être en dehors de la politique », avait également souligné M. Infantino, dont la connivence explicite avec Donald Trump a suscité des critiques.
L’Iran doit disputer ses trois matches du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l’Égypte (27 juin). Son camp de base est censé être situé à Tucson, en Arizona.
Au début du conflit au Moyen-Orient déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l’Iran avait évoqué un « boycott » de la compétition, avant de demander à la Fifa de déplacer ses matches des Etats-Unis au Mexique. L’instance mondiale a écarté cette option.
Le règlement de la Fifa confère à l’organisation le pouvoir de décider seule des mesures à prendre si une équipe, en l’occurrence l’Iran, devait se retirer.
« Le football appartient aux peuples, pas aux politiciens. La tentative d’exclure l’Iran de la Coupe du monde ne fait que révéler la faillite morale des États-Unis, qui craignent même la présence de onze jeunes Iraniens sur le terrain », a écrit jeudi sur X l’ambassade iranienne à Rome.
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