Bamako (Mali ) : au moins 25 morts dans des attaques de jihadistes présumées dans le centre jeudi (élus locaux).
La situation sécuritaire au Mali, particulièrement dans la région centrale, connaît une dégradation marquée par une recrudescence d’attaques meurtrières. Le jeudi mentionné, des incursions de groupes djihadistes présumés ont coûté la vie à au moins 25 personnes, selon des rapports d’élus locaux.
Cette escalade de violence s’inscrit dans un contexte de menaces persistantes affectant l’ensemble du territoire malien, notamment le septentrion et le centre.
Le pays fait face à plusieurs défis sécuritaires et politiques majeurs :
1-Blocus et pénuries : Un blocus djihadiste, actif depuis plus d’un mois, entrave l’importation de carburant depuis les pays voisins, provoquant des pénuries chroniques à Bamako malgré les escortes militaires.
2-Activisme des groupes armés : Le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) et l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS) multiplient les offensives contre les Forces armées maliennes (FAMa). Des localités comme Labzenga, Ménaka et Gossi ont été le théâtre d’affrontements violents entraînant de lourdes pertes humaines et matérielles.
3-Coopération régionale : Face à ces menaces, le Mali a renforcé son partenariat militaire avec le Burkina Faso pour mutualiser leurs efforts le long de leur frontière commune de 1 400 km. Le pays s’est également retiré de la CEDEAO pour se tourner vers la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).
4-Instabilité politique : La junte dirigée par le général Assimi Goïta a vu son mandat prolongé de cinq ans, repoussant sine die le retour à un ordre constitutionnel initialement promis pour mars 2024.
Ces événements récents témoignent de l’extrême précarité sécuritaire des populations civiles et des défis logistiques croissants auxquels l’État central est confronté pour maintenir sa présence et ses services essentiels.
Avec AFP
Partagez













Laisser un commentaire