Accra (Ghana) /Perspectives de l’autosuffisance rizicole : Enjeux et Défis.
Le Ghana ambitionne d’atteindre l’autosuffisance en riz d’ici 10 ans, selon les déclarations d’Eric Opoku, ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, lors du lancement de la Table ronde sur l’investissement rizicole en Afrique de l’Ouest. Ce projet s’inscrit dans une volonté régionale de mobiliser des financements pour la filière rizicole au sein des 15 pays membres de la CEDEAO.
Un déséquilibre structurel entre production et consommation
Le riz s’est imposé comme le deuxième aliment de base le plus consommé au Ghana, mais la production nationale peine à suivre la demande croissante. Les chiffres de l’année dernière illustrent ce décalage :
1-Consommation nationale : environ 1,7 million de tonnes.
2-Production locale : 908 000 tonnes.
3-Déficit : près de 751 000 tonnes, soit un taux d’autosuffisance de 56 %.
L’impact économique des importations
Pour combler ce déficit, l’État ghanéen consacre annuellement environ 320 millions de dollars aux importations de riz. Le ministre Opoku a déploré cette situation, soulignant que ces dépenses représentent une fuite de devises et une perte d’opportunités économiques pour les producteurs locaux, alors même que le pays possède le potentiel pour produire cette denrée sur son sol.
Vers une stratégie de souveraineté alimentaire
L’objectif d’autosuffisance sous une décennie nécessite une mobilisation massive de ressources et une modernisation des infrastructures agricoles. Cette initiative de table ronde vise précisément à attirer les investissements privés et publics nécessaires pour transformer la filière rizicole ghanéenne et réduire la dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs.
Par Réveil-Africain.Org.
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