Tomblaine (France) : Près de Nancy, onze morts dans le crash d’un avion lors d’un baptême de parachutisme.
Onze personnes, dont des infirmiers libéraux qui devaient faire leur baptême de parachutisme, ont été tuées dimanche près de Nancy dans la chute encore inexpliquée du petit avion qui les transportait, un drame survenu sous les yeux de leurs proches et qui constitue l’accident d’aviation léger le plus meurtrier en France.
Les victimes sont cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote. Toutes les personnes à bord sont décédées et « il n’y a pas de victimes collatérales », selon le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy.
L’appareil, de type Pilatus immatriculé en Allemagne, « a commencé à prendre son envol » de l’aérodrome de Nancy-Essey et est ensuite « tombé subitement », a retracé sur place le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez. Vers 11h00, il s’est écrasé à environ 300 mètres de la piste, sur une zone herbeuse, non loin d’une zone résidentielle et de deux itinéraires.
L’épave s’y trouvait encore en fin d’après-midi.
Certaines familles de victimes « ont assisté à la chute de l’aéronef, ce qui ajoute au choc et au traumatisme psychologique qui en résulte », a souligné le ministre.
Les élèves étaient un groupe d’infirmiers libéraux, « des collègues qui avaient décidé de faire un baptême de saut en parachute, pour décompresser sans doute », selon Thierry Pechey, président du Conseil départemental de l’ordre infirmier en Meurthe-et-Moselle.
Le pôle accidents collectifs du parquet de Paris a annoncé se saisir de l’enquête judiciaire. « Les enquêtes, nombreuses et d’une technicité particulière, sont confiées à la gendarmerie des transports aériens » (GTA), at-il précisé dans un communiqué. Au total, environ 35 gendarmes, dont 15 enquêteurs, ont été déployés sur place.
Selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA), il s’agit de « l’accident d’aviation générale le plus grave en terme de bilan humain » en France – l’expression « aviation générale » désignant toutes les activités aériennes civiles autres que le transport commercial.
« Il n’y a pas eu un accident aussi important au niveau aéronautique concernant le parachutisme depuis une trentaine d’années », a souligné de son côté le ministre des Transports Philippe Tabarot, également sur place.
Pour l’ancien président du BEA, Jean-Paul Troadec, « s’il ya eu une panne, ça peut être une panne de moteur, le plus probable ». Une mauvaise disposition des passagers à l’intérieur de l’appareil pourrait également entraîner un déséquilibre, à-il avancé. Ou bien, le pilote a pu faire un malaise, « une hypothèse qu’on va certainement examiner parce qu’il faisait très chaud ».
L’avion n’était pas obligatoirement doté d’une « boîte noire », mais les enquêteurs du BEA pourraient vraisemblablement s’appuyer sur des vidéos prises par smartphone à l’intérieur de l’avion, ou par des témoins au sol, a supposé M. Troadec.
Avec AFP.
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