Bamako (Mali ) : Une frappe aérienne dans le nord du Mali fait huit morts parmi les civils.
Par Réveil-Africain.Org Avec AFP.
Une frappe aérienne a ciblé un véhicule circulant près de la frontière entre le Mali et le Niger, tuant huit civils, ont indiqué mardi des sources locales et sécuritaires.
Les victimes se rendaient à une foire hebdomadaire à Inkadewane, à environ 50 kilomètres (32 miles) de la principale ville de la région, Menaka, lorsqu’elles ont été percutées vendredi, a déclaré une source locale.
Personne n’a immédiatement revendiqué la responsabilité de la frappe, mais ces dernières semaines ont été marquées par une intensification des opérations de l’armée malienne et des auxiliaires du Corps russe d’Afrique.
« Tous les passagers, y compris des adolescents, ont été tués sur le coup », a déclaré la source.
Un élu local, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré que parmi les personnes tuées figurait un responsable d’un programme de vaccination au centre de santé régional d’Intadeyni.
« C’est une véritable tragédie », a déclaré le député, évoquant les « besoins de santé considérables » de Menaka.
L’armée malienne et ses alliés russes ont intensifié leurs opérations suite aux attaques de grande ampleur perpétrées fin avril par le groupe JNIM, affilié à Al-Qaïda, et ses alliés séparatistes touaregs, au cours desquelles le ministre malien de la Défense a été tué.
La junte au pouvoir a mis en place toute une série de mesures de sécurité, notamment l’interdiction de l’utilisation de motos de plus de 125 cm3 en dehors des grandes villes, les motos étant le moyen de transport privilégié des combattants djihadistes.
« Se déplacer en pick-up et à moto est devenu un risque majeur pour les civils dans ces zones, et ce, d’autant plus depuis les événements du 25 avril », a déclaré une source sécuritaire à l’AFP, ajoutant que la population « craint désormais de sortir des grandes villes pour s’approvisionner ».
Lundi, Africa Corps, le groupe paramilitaire contrôlé par Moscou, a publié une vidéo sur sa page Facebook affirmant avoir utilisé un drone pour détruire une camionnette présentée comme appartenant à des « terroristes » qui, selon le groupe, « transportaient des armes » dans la région de Tidermene.
Lundi également, Human Rights Watch a accusé les djihadistes du JNIM, leurs alliés rebelles touaregs, l’armée malienne et l’Africa Corps d’avoir tous commis de graves exactions contre des civils à la suite des attaques d’avril contre la junte malienne.
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