Zambie/ Élection présidentielle : Réélection du président Hakainde Hichilema avec 60 % des suffrages.

Le président zambien Hakainde Hichilema, également surnommé « HH », a été réélu pour un second mandat à la tête de la Zambie à l’issue de l’élection présidentielle organisée le 13 août 2026.

 Selon les annonces officielles faites par la commission électorale le mardi 18 août 2026, le chef de l’État sortant a obtenu environ 60 % des suffrages exprimés (60,49 %). Il devance ainsi nettement son principal opposant, Brian Mundubile, un avocat et ancien ministre de 55 ans représentant une coalition de partis d’opposition, qui a recueilli près de 38 % des voix.

Ce scrutin à un seul tour, qui s’inscrivait dans le cadre d’élections générales incluant également la désignation de 226 députés au Parlement, s’est déroulé dans un climat politique particulièrement tendu et incertain. Dès le lendemain du vote, le décompte des voix a été temporairement suspendu par la Commission électorale en raison d’incidents violents ciblés contre des agents électoraux et du vol de plusieurs bulletins déjà dépouillés. Tout au long de la campagne et de la période post-électorale, les détracteurs du régime et les leaders de l’opposition ont vivement dénoncé un processus manquant de transparence et strictement contrôlé par le gouvernement sortant. Ils ont notamment fait état d’actes d’intimidation, d’arrestations d’opposants et de journalistes, ainsi que d’irrégularités formelles dans la gestion des procès-verbaux de dépouillement.

L’enjeu central de cette élection a reposé sur la situation socio-économique du pays. Hakainde Hichilema a défendu son bilan quinquennal en soulignant les réussites financières de son administration, incluant la restructuration majeure de la dette publique zambienne, le soutien du Fonds monétaire international (FMI), la stabilisation de la monnaie nationale (le kwacha) et la reprise de la croissance économique. Néanmoins, ces indicateurs macroéconomiques contrastent avec la réalité quotidienne d’une grande partie des 22 millions d’habitants, dont plus de 70 % vivent avec moins de trois dollars par jour. 

La hausse soutenue du coût de la vie et la persistance d’un chômage élevé ont vivement alimenté le débat politique et servi d’arguments de campagne à ses adversaires.

Avec AFP.

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