Naufrage au Zimbabwe : le bilan s’accroît à 94 morts, le gouvernement pointe une « erreur humaine ».
Le bilan tragique du naufrage d’un ferry survenu sur le lac Kariba au Zimbabwe s’est considérablement alourdi pour atteindre au moins 94 morts, selon les derniers bilans communiqués par les autorités policières après le repêchage de nouveaux corps.
Les opérations de recherche et de sauvetage, mobilisant l’unité subaquatique de la police ainsi que des hélicoptères de la protection civile, se poursuivent activement pour tenter de retrouver d’autres personnes toujours portées disparues. Le drame s’est produit le 11 août lorsqu’un ferry de passagers, exploité depuis 41 ans par l’Agence gouvernementale pour le développement des infrastructures rurales (RIDA), a chaviré sous l’impact de fortes vagues et d’un épisode de météo défavorable alors qu’il effectuait la liaison entre la ville de Kariba et le camp de pêche rurale de Chalala.
Les premières investigations et les déclarations officielles du gouvernement mettent directement en cause une surcapacité flagrante ainsi que la négligence et l’erreur humaine. Alors que l’embarcation vétuste était officiellement autorisée à transporter un maximum de 90 personnes, plus de 160 passagers se trouvaient à bord au moment du sinistre, dont 114 adultes, cinq membres d’équipage et de nombreux enfants. Parmi les victimes identifiées figurent au moins 30 enfants âgés de moins de dix ans, dont un nourrisson d’un mois. Les services météorologiques avaient pourtant émis une alerte déconseillant la navigation en raison des conditions extrêmes. Seules 77 personnes ont pu être secourues dans les premières heures suivant la catastrophe.
Face à ce qui s’impose comme l’un des naufrages les plus meurtriers de l’histoire du pays, le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a déclaré l’état de catastrophe nationale, ordonnant un soutien médical, psychologique et logistique d’urgence aux familles endeuillées, ainsi que des travaux de réparation immédiats sur les voies terrestres alternatives.
Avec AFP.
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