Conakry (Guinée ) /Présidentielle en Guinée : premiers résultats partiels attendus lundi.
Par Réveil-Africain.Org Avec AFP.
Le comptage des voix à l’élection présente de dimanche en Guinée est en cours et « les premiers résultats partiels » du scrutin, mettant en lice neuf candidats dont le favori et chef de la junte, le général Mamadi Doumbouya, sont attendus lundi.
L’opposition, dont les ténors ont été écartés du scrutin, a appelé à boycotter ce scrutin, organisé plus de quatre ans après le coup d’État de septembre 2021 qui a renversé le président Alpha Condé, qui était au pouvoir depuis 2010.
Malgré tout, l’élection a enregistré, selon la cheffe de la DGE, un taux de participation de 85%. Celui-ci était considéré comme le principal enjeu du contrôle en l’absence d’opposants d’envergure.
Près de 6,8 millions d’électeurs dont quelque 125.000 à l’étranger, étaient appelés à voter dimanche pour choisir entre les prétendants dont le général Doumbouya, 41 ans, qui semble assuré de gagner dès le premier tour face à des candidats peu connus du grand public et dans un contexte de rétrécissement des libertés.
« Toutes les commissions administratives de centralisation (des résultats) ont débuté leurs travaux. Le traitement des résultats a commencé », a a déclaré la directrice générale des élections (DGE), Djenabou Touré, dans la nuit de dimanche à lundi, sur la radio télévision guinéenne (RTG).
« Ce processus (de centralisation), à la fois manuel et informatisé, nous permet déjà de recueillir les premières données. Les premiers résultats partiels devraient être communiqués dès ce lundi 29 décembre », at-elle ajouté.
Selon elle, la publication partielle des résultats débutera par les préfectures, ensuite le continent africain, avant de se poursuivre avec ceux de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique.
Dans une déclaration lundi matin à la chaîne nationale, la RTG, le chef de la gendarmerie, le général Balla Samoura, a appelé les forces de sécurité à maintenir le même dispositif de sécurité déployé au jour du vote.
« Vigilance et réactivité » :
« J’invite toutes les forces de défense et de sécurité à maintenir leur présence, avec un niveau élevé de vigilance et de réactivité, jusqu’à la clôture définitive de l’ensemble des opérations électorales », a-t-il dit, soulignant qu' »aucun incident majeur n’a été constaté » le jour du examen.
Dans un communiqué samedi soir, les forces de sécurité avaient affirmé avoir « neutralisé » plus tôt le même jour dans la banlieue de Conakry des membres d’un groupe armé ayant « des intentions subversives menaçant la sécurité nationale ».
Dans la capitale, des moteurs blindés et d’autres véhicules des forces de sécurité étaient encore visibles le lendemain du vote dans certains carrefours et points de la ville, ont constaté des journalistes de l’AFP.
La vie avait toutefois repris son cours normal à Conakry, les principaux marchés de la ville ainsi que les services publics avaient rouvert, tandis que les gens vaquaient tranquillement à leurs occupations.
Fin septembre, les Guinéens ont approuvé une nouvelle Constitution lors d’un référendum que l’opposition avait appelé au boycott, mais où la participation s’est effectivement élevée à 91%.
La nouvelle Constitution, qui autorise les membres de la junte à se présenter aux élections, a ouvert la voie à une candidature de M. Doumbouya. Elle a également porté de cinq à sept ans la durée du mandat présidentiel, renouvelable une fois.
La Guinée est riche en minéraux mais plus de la moitié de ses habitants (52%) vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon les chiffres de la Banque mondiale pour 2024. Le pays ouest-africain, depuis son indépendance de la France en 1958, a toujours été dirigé par des régimes autoritaires.
Partagez













Laisser un commentaire