Conakry (Guinée ) /Présidentielle 2025 : Abdoulaye Yéro Baldé, l’économiste International qui veut refonder la gouvernance guinéenne.
Par Ramatoullaye Koumbama Baldé Avec la Collaboration de Carlos KETOHOU, Journaliste, analyste géopolitique (Luxembourg)/ http://www.carlosketohou.com.
L’économiste et ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé, figure désormais parmi les candidats validés pour l’élection présidentielle du 28 décembre prochain. Discret mais déterminé, il mise sur la rigueur, la compétence et l’éthique pour incarner une alternative crédible dans un paysage politique souvent dominé par les clivages et les postures.
Portrait d’un leader charismatique et visionnaire
Né en 1965 à Gagnoa, en Côte d’Ivoire, Yéro Baldé s’est forgé un profil international rare. Diplômé de la Sorbonne en économie, de l’École des Ponts et Chaussées de Paris en aménagement urbain, et titulaire d’un MBA à la Columbia Business School de New York, il a navigué entre les sphères académiques, financières et managériales avec constance.
Avant son entrée en politique, il a travaillé à la Banque mondiale, puis comme vice-président chargé des finances du groupe Global Alumina à New York, avant de rejoindre la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) en tant que premier vice-gouverneur.
Nommé ministre de l’Enseignement supérieur en 2016, Abdoulaye Yéro Baldé s’est imposé comme un gestionnaire exigeant et méthodique. Sous sa direction, le ministère a connu des réformes profondes : biométrisation des étudiants, suppression des inscriptions fictives, Forum de l’étudiant, la création de ANAQ-sup (l’agence nationale guinéenne d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur) et lancement du système d’orientation en ligne des bacheliers.
Ces mesures ont modernisé la gouvernance universitaire et renforcé la transparence dans un secteur clé.
En février 2020, il choisit de démissionner du gouvernement pour marquer son opposition à l’idée d’un troisième mandat présidentiel un acte salué comme un geste de courage et de cohérence morale.
Candidature axée sur la compétence
Le 30 octobre, Yéro Baldé a officiellement déposé sa candidature à la Cour suprême, sous la bannière du Front pour la Démocratie en Guinée (FRONDEG).
Son programme s’articule autour de quatre priorités majeures dont la modernisation de l’enseignement et la valorisation du mérite, la création d’emplois durables grâce à une gestion responsable des ressources, la lutte contre la corruption et l’impunité. Dans une Guinée minée par des réflexes tribalistes, la réconciliation nationale perçue pour le candidat comme condition de stabilité et de progrès. Il veut en faire son cheval de bataille « l’histoire de la Guinée est traumatisée par des fractures sociales. Nous allons les colmater et effacer les fissures » a-t-il déclaré.
Pour le candidat, « la Guinée doit remettre la compétence au cœur de l’action publique » et dépasser les querelles partisanes qui entravent son développement.
Profil gagnant, technocrate avéré pour la jeunesse
Sans l’appui massif des grandes formations politiques, Yéro Baldé s’appuie sur le soutien croissant d’une jeunesse instruite et d’une diaspora engagée, sensibles à son profil technocratique et à son discours mesuré.
Des observateurs le considèrent comme un challenger sérieux, capable de redéfinir les règles du jeu dans une élection où la crédibilité et la rectitude morale deviennent des atouts décisifs.
Insuffler une nouvelle dynamique.
En entrant dans l’arène présidentielle, Abdoulaye Yéro Baldé incarne une nouvelle génération d’acteurs publics, alliant expertise, intégrité et sens de l’État.
Son atout premier, les électeurs sont lassés des promesses sans lendemain et promettent de lui confier la mission d’ouvrir une nouvelle page de la gouvernance guinéenne, placée sous le signe de la compétence et de la volonté de faire émerger la Guinée qui regorge des ressources inestimables. Abdoulaye Yéro Baldé y croit et c’est pour lui, d’après son entourage, un grand défi.
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