Football : Sepp Blatter rejoint l’appel au boycott de la Coupe du monde 2026.

L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, a récemment créé la surprise en se ralliant publiquement à l’appel au boycott de la prochaine Coupe du monde de football, prévue en 2026 et co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Cette prise de position inattendue de la part de l’homme qui a dirigé l’instance mondiale du football pendant 17 ans (de 1998 à 2015) relance le débat sur l’éthique, la logistique et l’opportunité d’un tournoi d’une telle envergure, qui sera par ailleurs le premier à accueillir 48 équipes.

Blatter, dont le mandat fut marqué par des controverses et qui fut contraint de démissionner suite à un scandale de corruption, a exprimé de sérieuses réserves quant à la démesure et aux modalités d’organisation de cette édition. Ses critiques se concentrent principalement sur trois axes :

Le passage de 32 à 48 équipes est, selon lui, une dilution de la qualité sportive de la compétition. Il estime que cette augmentation, motivée principalement par des intérêts financiers et politiques pour inclure davantage de nations, menace l’excellence et l’intensité qui ont fait la légende du Mondial.

La répartition des matchs sur un territoire aussi vaste, couvrant trois pays et nécessitant d’innombrables déplacements aériens pour les équipes, les supporters et les officiels, soulève d’importantes questions écologiques. Blatter critique l’empreinte carbone pharaonique de l’événement, jugée incompatible avec les impératifs environnementaux actuels. De plus, il pointe du doigt les défis logistiques et les coûts exorbitants engendrés par une telle dispersion géographique.

Enfin, l’ancien dirigeant reproche à la FIFA actuelle, sous la direction de Gianni Infantino, d’avoir privilégié l’aspect commercial au détriment de l’esprit originel du football. Il évoque un manque de « cœur » ou d’âme dans les décisions prises, qui s’éloignent, selon lui, des valeurs fondamentales du sport.

L’appel au boycott lancé par une figure aussi emblématique que Sepp Blatter, bien que lui-même controversé, donne un écho considérable aux préoccupations déjà soulevées par d’autres voix critiques, notamment des associations de supporters, des experts en environnement et certains commentateurs sportifs. 

Si un boycott total semble peu probable, les déclarations de Blatter exercent une pression symbolique forte sur la FIFA et ses organisateurs, les incitant à justifier leurs choix face aux préoccupations éthiques, logistiques et environnementales croissantes.

La Rédaction Avec L »équipe.

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