Dakar (Sénégal ) : un ex-ministre renvoyé devant une cour spéciale pour de présumées malversations.

Par Réveil-Africain.Org Avec AFP.

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté vendredi une résolution renvoyant devant une cour spéciale un ministre de l’ex-président Macky Sall (2012-2024) pour de présumées malversations, une juridiction devant laquelle sont déjà renvoyés plusieurs ex-responsables.

Le président Bassirou Diomaye Faye, élu en mars 2024, et son Premier ministre Ousmane Sonko ont promis de faire rendre des comptes aux anciens dirigeants du pays, qu’ils accusent d’agissements coupables dans la gestion des affaires, à commencer par Macky Sall.

Au moins cinq ministres de l’ex-président Sall ont depuis lors été renvoyés, pour des malversations présumées sur des dossiers distincts, devant la Haute cour de justice, un tribunal spécial chargé de juger les anciens membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Quatre d’entre eux sont en liberté conditionnelle et un cinquième est en détention.

L’Assemblée nationale, largement contrôlée par le parti au pouvoir Pastef, a majoritairement approuvé vendredi le renvoi devant la Haute cour de justice de l’ancien ministre de la Communication et du Numérique Moussa Bocar Thiam, mis en cause dans un rapport parlementaire.

Selon ce rapport publié vendredi, l’exécution d’un marché pour un parc de technologies numériques, un projet d’infrastructures dédiées notamment aux entreprises et aux chercheurs, fait « apparaître des indices et présomptions graves de nature à justifier des poursuites pénales » contre Moussa Bocar Thiam.

Le rapport estime que l’ex-ministre peut être poursuivi « pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics » portant sur plus de 2,2 millions d’euros « et blanchiment de capitaux ».

Après le vote de la résolution de mise en accusation et sa transmission attendue à la justice, M. Thiam doit être entendu par la commission d’instruction de la Haute Cour de justice qui décidera de son renvoi ou non en procès devant cette juridiction, dont les décisions ne peuvent faire l’objet d’aucun recours.

L’ancien ministre a dénoncé, sur les réseaux sociaux, une procédure « sans base légale » et dit avoir saisi les juridictions pour la contester.

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