Bissau (Guinée-Bissau) : le retour d’Umaro Sissoco Embaló bloqué, ses alliés désarmés et deux ministres révoqués.

Plusieurs mesures de fermeté ont été prises ces derniers jours par les autorités militaires de transition à l’encontre de l’ancien président Umaro Sissoco Embaló et de ses alliés politiques et militaires. Renversé par un coup d’État militaire le 26 novembre 2025 et actuellement en exil, l’ancien chef de l’État avait annoncé, le 28 septembre 2026, son intention de revenir à Bissau le 4 octobre afin de se porter candidat à l’élection présidentielle prévue pour le 6 décembre 2026 sous la bannière d’une « Plateforme républicaine ».

Face à cette perspective, le Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public a officiellement interdit le retour d’Umaro Sissoco Embaló. Réuni à Bissau, l’organe militaire dirigeant a invoqué la préservation de l’ordre public, la sécurité nationale et la prévention de tensions susceptibles de compromettre la stabilité sociale du pays. Dans le même sillage, les restrictions sur les rassemblements politiques restent maintenues.

Dans le cadre de cette purge ciblée, plusieurs éléments au sein des forces de défense et de sécurité perçus comme loyaux à l’ancien président ont été désarmés et écartés de leurs fonctions, selon plusieurs médias bissau-guinéens. En parallèle, des remaniements administratifs et sécuritaires ont été rapidement engagés par le pouvoir de transition.

Le général Horta Inta, président de la transition, a également intensifié la réorganisation des institutions. Par décret présidentiel promulgué le mardi 6 octobre 2026, il a limogé deux membres du gouvernement réputés proches du président déchu : le brigadier-général Mama Saliu Embaló, ministre de l’Intérieur et de l’Ordre public, remplacé par António Suca Intchama, ainsi que Virgínia Maria da Cruz Godinho Pires Correia, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, remplacée par Fidelis Forbs.

 Ces évictions font suite à d’autres limogeages récents, notamment celui du directeur général des Impôts, Malam Sissé, et traduisent une reprise en main ferme de l’appareil d’État par la junte militaire.

Par Réveil-Africain.Org avec TBS

Partagez

Laisser un commentaire

Rattrapez les dernières actus