Accra (Ghana) : Le Gouvernement marque un jalon décisif dans le déploiement de sa stratégie technologique en officialisant la création imminente d’une agence spatiale nationale.

 Cette initiative, portée par le ministère de l’Environnement, de la Science et de la Technologie et soutenue par l’approbation du Cabinet, vise à établir un cadre juridique, institutionnel et opérationnel centralisé.

 En regroupant les activités spatiales au sein d’une entité dédiée, le gouvernement ghanéen entend rationaliser un secteur jusqu’alors morcelé entre plusieurs établissements d’enseignement et organismes de recherche.

Cette nouvelle structure résulte de la transformation stratégique de l’Institut ghanéen de science et de technologie spatiales (GSSTI). L’objectif principal est de développer progressivement des capacités spatiales autonomes et de maximiser l’intégration des données satellitaires, de l’imagerie d’observation de la Terre et des technologies de géolocalisation dans la gestion économique et environnementale du pays.

Parmi les priorités opérationnelles de l’agence figurent :

1-La surveillance environnementale et la gestion du territoire : Suivi en temps réel de la déforestation, lutte contre l’exploitation minière illégale (« galamsey »), gestion de l’érosion côtière et contrôle des ressources en eau.

2-La prévention des risques climatiques : prévision des inondations, modélisation météorologique et renforcement de la résilience face aux sécheresses et catastrophes naturelles.

3-L’optimisation économique et stratégique : Appui à l’agriculture de précision, amélioration des télécommunications, planification urbaine, surveillance maritime et sécurité nationale.

En se dotant d’une telle agence, le Ghana ambitionne non seulement d’assurer sa souveraineté en matière de données spatiales, mais également de se positionner comme un hub d’innovation, de recherche et de partenariats public-privé en Afrique de l’Ouest.

Par Réveil-Africain.Org

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