Moscou (Russie) / Energie : la Russie propose à l’Afrique des centrales nucléaires flottantes.
La Russie s’est dite vendredi à alimenter l’Afrique en électricité à l’aide de centrales nucléaires flottantes, à des prix abordables, en évoquant des projets avec quatre pays du continent, dont l’Égypte.
Des « projets » concrets sont en discussion avec l’Egypte, la Tanzanie, le Togo et la Namibie, a déclaré à la presse le patron de l’Agence russe de l’énergie nucléaire (Rosatom), Alexeï Likhatchev, le lendemain du 3e sommet Russie-Afrique à Moscou.
« La demande est très grande » et neuf pays africains ont déjà manifesté « un grand intérêt » envers cette technologie que plusieurs pays tentent de développer, a-t-il ajouté.
Alexeï Likhatchev a également évoqué un projet d’exploitation d’un gisement d’uranium en Namibie, qui vient d’être lancé, ainsi qu’un projet d’exploitation d’un gisement de lithium au Mali, dont les réserves sont estimées selon lui à plus de 4.000 tonnes.
La Russie est le seul pays à disposer d’une centrale nucléaire flottante en activité, amarrée depuis 2020 dans la région isolée de Tchoukotka.
Moscou espère bâtir une future flotte de centrales nucléaires flottantes pour aménager les régions difficiles d’accès telles que l’Arctique.
« La spécificité de plusieurs économies africaines est qu’il ya des pays qui payent en ce moment un prix assez élevé pour l’électricité, sans être vraiment à l’aise financièrement », a ajouté le chef de Rosatom, Alexeï Likhatchev.
« Et c’est justement la zone où nous sommes prêts à fournir de l’électricité dès aujourd’hui à partir des centrales nucléaires flottantes », a-t-il poursuivi, en soulignant que 38 des 54 pays africains ont un accès à la mer.
Une telle initiative offrirait à ces pays une énergie avec une « influence de facteurs extérieurs minimale sur les prix de l’électricité », a assuré M. Likhatchev.
La Russie tente depuis plusieurs années de renforcer sa présence en Afrique, y compris économique et militaire, dans un contexte de fortes tensions avec les Occidentaux.
Avec AFP.
Partagez














Laisser un commentaire