La Paz (Bolivie) : le gouvernement affirme que l’ex-président Evo Morales devra faire face « à la loi ».

Le gouvernement bolivien a affirmé samedi que l’ancien président Evo Morales devrait faire face « à la loi », laissant entendre qu’une intervention pourrait être menée dans son bastion du Chapare, peu après la proclamation de l’état d’exception dans le pays.

« S’il faut entrer (dans le Chapare, ndlr), nous y entrerons », a déclaré le ministre de l’Intérieur Marco Antonio Oviedo à la chaîne Unitel. « Avec Evo Morales, la loi. Avec le narcoterrorisme, la loi », a-t-il ajouté.

Le gouvernement de centre droit accuse régulièrement l’ex-président socialiste d’avoir encouragé les manifestations et les blocages qui perdurent depuis plus de six semaines. Actuellement réfugié dans la région du Chapare, Evo Morales est visé par un mandat d’arrêt dans une affaire présumée de traite de mineure.

Cette escalade verbale intervient alors que les autorités cherchent à rétablir l’ordre public face à ce qu’elles qualifient de « narcoterrorisme », ciblant directement l’influence de l’ancien chef d’État sur ses partisans.

Avec AFP.

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